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    Pétrolier saisi: Londres souhaite «l'apaisement» des tensions avec Téhéran

    media Sur les 23 membres d'équipage du «Stena Impero», dont le propriétaire est le suédois Stena Bulk, 18 dont le capitaine sont de nationalité indienne. Les autres sont trois Russes, un Letton et un Philippin, selon Manille. REUTERS/Tasnom News Agency

    Londres exprime son « extrême déception » mais souhaite dans le même temps un « apaisement » des relations avec l'Iran. Téhéran réagit en dénonçant l'attitude de Londres, « auxiliaire du terrorisme économique des États-Unis », qui à son tour condamne la « surenchère de la violence » iranienne. Depuis la capture d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz, les postures diplomatiques semblent se crisper de part et d'autre.

    Les déclarations de Londres se sont succédé ce samedi 20 juillet. En fin de journée samedi, le chef de la diplomatie britannique a dit souhaiter un « apaisement » des tensions avec l'Iran à l'issue d'une réunion interministérielle de crise consacrée à la saisie d'un pétrolier britannique par la République islamique.

    « Le Royaume-Uni a réaffirmé son désir de désescalader mais a confirmé que Stena Impero avait été saisi dans les eaux d'Oman, ce qui était clairement contraire au droit international », a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie britannique.

    Le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt, candidat au poste de Premier ministre, a indiqué un peu plus tôt dans la journée avoir fait part à son homologue iranien Mohammad Javad Zarif de son « extrême déception » quant à la saisie par la République islamique d'un pétrolier battant pavillon britannique.

    « Je viens juste de parler au (ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad) Zarif et ai exprimé mon extrême déception qu'après qu'il m'eut assuré samedi dernier que l'Iran souhaitait désamorcer la situation, ils agissent dans le sens opposé », a déclaré M. Hunt sur Twitter. « Les navires britanniques doivent être et seront protégés », a-t-il ajouté.

    Téhéran défend la légitimité de son action

    En réaction, toujours sur Twitter, Mohammad Djavad Zarif a appelé Londres à cesser d'être « un auxiliaire du terrorisme économique des États-Unis » et a rappelé que, d'après son pays, la saisie avait pour objectif d'enforcer les lois maritimes.

    Londres considère la saisie du pétrolier britannique Stena Impero dans le golfe Persique une « atteinte inacceptable à la liberté de navigation » et prévient que sa réponse à cet incident sera « réfléchie mais robuste » avec des conséquences sérieuses si la situation n’est pas rapidement résolue.

    A lire aussi: Colère de l’Iran après l'arraisonnement d’un pétrolier près de Gibraltar

    Donald Trump, de son côté, s'est refusé à dire si avec ce dernier incident, Téhéran avait franchi la ligne rouge, rapporte notre correspondant à Houston, Thomas Harms. Le président américain a commenté devant des journalistes à la Maison Blanche que cela prouvait, selon lui, que l'Iran n’apportait « que des problèmes, rien que des problèmes ». Il a aussi rappelé que les États-Unis ont un accord de sécurité avec les Britanniques.

    Le commandement central militaire américain, lui,  dit être en train de développer une réponse maritime internationale pour sécuriser les voies maritimes du Moyen-Orient. Le Pentagone, qui craint qu’une erreur de jugement n’entraine un conflit involontaire, souhaite néanmoins promouvoir la stabilité et contribuer à la desescalade des tensions afin de retrouver une navigation sécurisé dans le détroit d’Ormuz.

    Le gouvernement britannique veut répondre fermement à cet incident sans que cela mène à une escalade dangereuse, mais se trouve dans une position incroyablement difficile, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

    Les Britanniques ont annoncé ce samedi avoir convoqué le chargé d'affaires iranien au ministère des Affaires étrangères.

    Une réaction rapide de la France et l'Allemagne

    De leurs côtés, les diplomaties françaises et allemandes ont appelé à ce que le Stena Impero soit libéré dans « les plus brefs délais ». Pour Berlin, « une nouvelle escalade serait très dangereuse pour la région » alors que le Quai d’Orsay met en garde : « Une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe ». Paris ajoute : « Nous condamnons fermement et exprimons notre pleine solidarité avec le Royaume-Uni ».

    « Profonde préoccupation » de l'Union européenne

    L'Union européenne a exprimé samedi après-midi sa « profonde préoccupation » et mis en garde contre toute « nouvelle escalade ». L'UE réclame la « libération immédiate » du pétrolier et de son équipage, et appelle à la « retenue afin d'éviter des tensions supplémentaires », soulignant que « la liberté de navigation doit être respectée en tout temps ». « Dans une situation déjà tendue, ce développement alimente les risques de nouvelle escalade et sape les efforts en cours pour trouver un moyen de résoudre la crise actuelle », ajoute le service de la diplomatie européenne dans un communiqué.

    Entre deux diplomaties

    Diplomatiquement, le gouvernement britannique soutient les efforts français et allemands de maintenir l’accord sur le nucléaire iranien tout en étant militairement un allié très proche des États-Unis dans le Golfe. Le prochain Premier ministre nommé la semaine prochaine, très probablement Boris Johnson, débutera son mandat avec deux crises sur les bras, le Brexit et l’Iran.

    ►À lire aussi : [Interview] Irano-Britannique détenue en Iran: «C'est une diplomatie d'otages»

    Téhéran tente depuis le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien d’internationaliser la crise alors que les effets des sanctions américaines contre le pays commencent à peser durement sur son économie.

    Les experts préviennent que Londres est pour l’Iran une cible plus facile que les États-Unis, car le Royaume-Uni n’a plus aujourd’hui la capacité militaire et notamment navale de protéger la trentaine de bateaux qui empruntent le détroit d’Ormuz. Le gouvernement a désormais recommandé à tous les navires battant pavillon britannique d’éviter la région, mais se voit critiqué pour ne pas avoir agi assez vite par précaution.

    Une réaction iranienne « rationelle »

    Pour Thierry Coville, chercheur à l'Institut des relations internationales et stratégiques les Iraniens: « ont joué le jeu du droit international, car ils ont respecté l'accord pendant un an. Ils ont vu les sanctions américaines s'accumuler sur leur économie et conduire à une situation économique où l'inflation atteint 50%. 40% de la population iranienne est en dessous du seuil de pauvreté, il y a des pénuries de médicaments et des exportations pétrolières qui s'effondrent.  ».

    « Au bout d'un moment, et c'est assez rationnel, il y a l'idée pour l'Iran qu'on ne peut pas rester sans rien faire. » précise-t-il.

    Pour Thierry Coville, la réaction de l'Iran n'est pas une surprise et n'est qu'un élément de plus dans les négociations

    Chercheur à l'Institut des relations internationales et stratégiques

    20/07/2019 - par Oriane Verdier Écouter

     

    Le détroit d'Ormuz, un verrou économique crucial

    Le détroit d’Ormuz est un petit passage de 38 kilomètres de large qui relie le Golfe persique à l’Océan indien. D’un côté, l’Iran, de l’autre, le Sultanat d’Oman et les Émirats arabes unis, collés à l’Arabie saoudite, à Bahreïn et au Qatar. Autant d’alliés des États-Unis vis-à-vis du dossier iranien. Et au milieu de ces rivaux, coule une mer de pétrole : par le détroit d’Ormuz transite en effet un cinquième de la consommation mondiale de pétrole, un tiers du volume de pétrole exporté par voie maritime. Un quart de la consommation mondiale de gaz liquéfié passe également par le détroit.

    Pour les pays producteurs du Golfe, comme pour les pays consommateurs - en Europe, en Asie ou en Amérique -, il s’agit donc d’un verrou crucial sur le plan économique. Pour les montants que ce pétrole représente en soi, mais aussi pour les activités qu’il permet d’alimenter. Des oléoducs terrestres existent, qui constituent des voies alternatives d’approvisionnement, mais ils ne permettent de transporter que 3 millions de barils chaque jour actuellement - sept ou huit s’ils étaient exploités à plein régime -, bien loin des 21 millions de barils qui passent chaque jour par le détroit d’Ormuz.

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