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    Europe

    Migrants: SOS Méditerranée et MSF affrètent un nouveau navire de sauvetage

    media SOS Méditerranée relance ses opérations au large de la Libye avec un nouveau navire, l'Ocean Viking (images d'illustration). AFP Photos/Pau Barrena

    L’ONG SOS Méditerranée, associée à Médecins sans Frontières a annoncé ce dimanche 21 juillet le lancement d’une nouvelle campagne de sauvetage au large des côtes libyennes avec le navire Ocean Viking. Ces opérations reprennent sept mois après l’immobilisation de leur navire Aquarius, privé de pavillon.

    Le nouveau navire Ocean Viking qui bat pavillon norvégien dispose de 30 personnes à son bord. Le navire se dirige depuis le 18 juillet vers la Méditerranée depuis la mer du Nord. Son équipage y mènera de nouvelles opérations de secours dans la route migratoire maritime la plus meurtrière du monde.

    Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée raconte les difficultés que l’ONG a eues pour avoir un nouveau navire : « Effectivement, après l’arrêt de l’Aquarius c’était difficile de trouver un nouveau navire. Il fallait trouver un équivalent aussi robuste, aussi fiable, avec aussi un pavillon qui permet de faire face au complexe tel qu’il est aujourd’hui. Il a fallu aussi trouver un armateur qui était prêt à nous suivre et c’est ce qu’on a aujourd’hui avec l’Océan Viking, un navire de soixante-neuf mètres de long, plus rapide que l’Aquarius, plus récent et qui bat pavillon norvégien. »

    ►À lire aussi : SOS Méditerranée : l'ONG touchée, mais pas coulée

    Sous pavillon norvégien

    L’Aquarius, ancien navire de l’organisation, avait perdu successivement son pavillon gibraltarien et panaméen. Les deux pays lui reprochaient de ne pas avoir respecté les procédures juridiques internationales concernant les migrants. Pour Frédéric Penard, la Norvège est totalement en accord avec la convention maritime en leur accordant une immatriculation :

    « La position de la Norvège est ce que devrait être la position de tous les États, c’est-à-dire de respecter le droit maritime. Il y a une longue tradition maritime en Norvège, comme dans beaucoup d’États européens. Et heureusement, un certain nombre d’États continuent à soutenir les conventions maritimes qu’ils ont eux-mêmes signées et qui disent simplement des choses toutes simples : on ne laisse personne se noyer en mer et tout capitaine a le devoir de porter secours à une personne en danger. Les États doivent soutenir le capitaine ». Au terme de près de trois ans en mer, l’Aquarius avait secouru 30 000 migrants.

    Trouver de nouvelles solutions à l'échelle des États

    Même si l’organisation a pu repartir pour de nouvelles opérations en mer avec l’Ocean Viking, l’ONG qui appelle aux dons et surtout à une véritable évolution des politiques européennes. « Les États eux-mêmes commencent à se rendre compte que ce n'est pas tenable, ces olutions qui sont prises au cas par cas », croit savoir Frédéric Penard. « Cela mobilise énormément la diplomatie pour des choses finalement relativement simples : trouver des solutions pérennes qui permettent aux ports de s'ouvrir, aux personnes d'être accueillies dignement et ensuite d'être gérées à terre. » Aujourd'hui, espère le militant, certains États commenceraient à s'interroger et « veulent aller vers une solution ». A charge pour eux de réellement « prendre leurs responsabilités ».

    D'ici là, Frédéric Penard appelle les citoyens à continuer de s’engager : « On a besoin de leur soutien et de leurs dons. Pour pouvoir affréter un navire tel que l’Ocean Viking c’est 14 000 euros par jour. Donc, c’est vraiment important » Mais pas question de se résigner et « de laisser des gens mourir ». Il n'y a de toute façon pas le choix : « Le départ des personnes continue. Il y a beaucoup moins de personnes qui partent aujourd’hui en 2019 qu’en 2018 ou même qu’en 2017, mais il y a pratiquement toujours autant de morts » conclut le directeur des opérations de SOS Méditerranée.

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