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    Ali Babacan, nouvel opposant d'Erdogan et star du Twitter turcophone

    media Ali Babacan, maintenant opposant à Recep Teyyip Erdogan, lorsqu'il était ministre de l'Économie le 17 avril 2015 à Washington pour le G20. AFP Photos/Nicholas Kamm

    Depuis la défaite à l’élection municipale d’Istanbul, le camp du président Recep Tayyip Erdogan continue de se fissurer lentement mais sûrement. Jeudi 8 août, Ali Babacan, ancien proche du président a fait réagir ses partisans sur les réseaux sociaux en annonçant qu’il s’apprête à fonder son parti.

    de notre correspondante à Istanbul,

    Ali Babacan, l’un des fondateurs du parti présidentiel AKP, a été notamment ministre de l’Économie pendant onze ans. Il avait déjà provoqué un petit électrochoc il y a un mois en annonçant sa démission de l’AKP. Certes, tout le monde s’y attendait, mais symboliquement, c’était un coup dur pour Recep Tayyip Erdogan et l’image de son parti.

    Cette fois, l’ancien ministre va plus loin. Dans un communiqué, Ali Babacan confirme qu’il a lancé, avec d’autres, ce qu’il appelle des « travaux » pour apporter un « nouveau programme » à la Turquie. En clair, un nouveau parti, même si le mot n’est pas prononcé. Après sa défaite cinglante au scrutin municipal d’Istanbul, le risque de scission se confirme donc au sein de la formation de Recep Tayyip Erdogan.

    Babacan, au top dans le Twitter turcophone

    À peine le communiqué était-il publié que cette annonce faisait le tour des réseaux sociaux. Au point que le nom de l’ancien ministre est resté pendant plusieurs heures dans le Top 10 des mots-clés les plus partagés sur le Twitter turcophone.

    ►À lire aussi : En Turquie, l'internet de plus en plus sous contrôle

    Ali Babacan a déjà ses partisans sur les réseaux sociaux et ils sont réactifs. « Voici venu le médecin de l’Économie turque », s’exclame un internaute, en partageant le lien d’un des nombreux comptes dédiés à l’ancien ministre. « Baba can do it » (Baba peut le faire en français), proclame en anglais dans le texte un GIF viral reprenant la photo d’Ali Babacan. D’autres veulent croire que cette annonce a eu l’effet d’un « tremblement de terre politique » et se demandent, ironiquement, si elle n’aurait pas provoqué les séismes assez importants qui ont secoué l’ouest de la Turquie jeudi 8 août.

    « Qui représente-t-il au-delà de lui-même »

    Sans surprise, les projets de l’ancien ministre font aussi des sceptiques, et les internautes se déchirent sur l’importance de cette annonce. En effet, sans même parler des partisans de Recep Tayyip Erdogan, qui inondent le compte Twitter d’Ali Babacan de messages l’accusant d’avoir « trahi » leur cause et leur leader, l’imminence de la création de ce nouveau parti est en général accueillie avec prudence.

    « Ali Babacan a envoyé un signal… Attendons de voir qui va le suivre », temporise un internaute. Sur Facebook, un autre s’interroge sur le poids réel de l’homme politique au sein de la base électorale de l’AKP, « qui représente-t-il au-delà de lui-même ? », s’interroge l’internaute, rappelant qu’Ali Babacan, jusqu’ici, doit toute sa carrière politique à Recep Tayyip Erdogan.

    Un autre, enfin, fait remarquer qu’Ali Babacan n’est pas très actif sur les réseaux sociaux : il n’a pas de page Facebook officielle et n’a rien écrit depuis 2015 sur son compte Twitter, où il enregistre 135 000 abonnés. Ce nombre va-t-il rapidement augmenter avec la fondation de son parti ? Selon cet internaute, ce sera un bon indicateur de la popularité de l’ancien ministre et des chances de réussite de son projet politique.

    ►À lire aussi : Turquie : Ekrem Imamoglu, le nouveau maire d’Istanbul en minorité face à l’AKP

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