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    Europe

    Emmanuel Macron à Rome pour relancer une coopération malmenée

    media A Rome, Emmanuel Macron rencontrera le président du Conseil italien Giuseppe Conte (g). Ici à Bruxelles en juin 2018. YVES HERMAN / AFP

    Le président de la République française, Emmanuel Macron est en visite à Rome. Il rencontre son homologue Sergio Mattarella et dînera avec le chef du gouvernement Giuseppe Conte qui vient d’être reconduit, avec cette fois une nouvelle majorité démocrate - M5S. Cette visite intrigue les Italiens :  les relations entre les deux pays sont devenues difficiles après plus d’un an d’incidents diplomatiques entre la France et l’Italie. 

     

    Les relations franco-italiennes avaient touché le fond au début de l’année 2019 avec le rappel à Paris de l’ambassadeur français, rappelle la correspondante de RFI à Rome, Anne Treca. Les choses se sont ensuite un peu arrangées, mais tournent encore au ralenti. Or le pouvoir vient de changer à Rome . Le nationaliste Salvini est sorti. Les démocrates sont entrés.     

    Sans surprise,  Salvini y voit la preuve que ce nouveau gouvernement est un peu trop appuyé à Paris, à Berlin et à Bruxelles, pour être honnête. Le leader de l’opposition se demande ce que l’Italie a vendu à la France pour justifier l’enthousiasme de Emmanuel Macron. La presse est sceptique et se demande si ce voyage sera purement formel ou pas. 

    Emmanuel Macron est en effet le premier dirigeant étranger à être accueilli à Rome depuis la mise en place du gouvernement Conte II. Cela faisait partie des priorités du président français, Paris souhaitant relancer une « bonne coopération » avec les autorités italiennes après les turbulences de la période Salvini.

    Dans l'entourage du chef de l'État, on prend cependant soin de bien expliquer que ce rendez-vous s'inscrit dans l'agenda européen d'Emmanuel Macron et surtout, qu'il n'a pas pour objet de porter un « jugement » sur le débat politique en Italie ou le départ de Matteo Salvini du gouvernement.

    Ce débat appartient aux Italiens, dit-on à l'Élysée. Emmanuel Macron veut ainsi éviter de donner des arguments aux adversaires de Giuseppe Conte qui accusent son gouvernement de coalition d'être une sorte de « créature » dirigée de l'extérieur, autrement dit de Paris, Berlin et Bruxelles.

    Obtenir ensemble plus de souplesse budgétaire

    Emmanuel Macron espère malgré tout profiter du nouveau contexte politique en Italie pour avancer sur les questions économiques et budgétaires. Concernant le déficit par exemple, les deux hommes pourraient convenir d’unir leurs efforts pour tenter d’obtenir plus de souplesse de la part des tenants de la rigueur budgétaire pure et dure.

    Mais le président français espère aussi avancer sur le sujet des migrations. Le dossier a été source de tensions entre les deux pays, l'ex-ministre italien de l'Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini ayant à plusieurs reprises accusé le chef de l'État français d’« arrogance » et d’« hypocrisie » en la matière. Sur cet éternel sujet de discorde, les avancées semblent aujourd’hui possibles.

    Répartir les demandeurs d'asile

    L’Italie, appuyée par la France, souhaite imposer un système de répartition automatique des demandeurs d’asile secourus en Méditerranée. La question sera étudiée lundi prochain à Malte par les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne. Ce dispositif serait temporaire, dans l’attente de la renégociation du règlement européen de Dublin réclamé depuis des années par Rome. « Ce ne sera pas facile, avertit Giuseppe Bettoni, professeur à l'université de Rome Tor Vergata. Les Hongrois se sont déjà exprimés contre. Ils voudraient que soient élevés des murs encore plus grands. »

    Signe d’un infléchissement de la politique italienne, un navire humanitaire avec 82 migrants à bord a été autorisé à débarquer sur l'île de Lampedusa en fin de semaine dernière. Avec le départ de Matteo Salvini, l’éternel sujet de friction entre Paris et Rome pourrait bien se muer en tentative de trouver des solutions communes.

    Du côté des humanitaires, SOS Méditerranée se félicite « du signe qu’a donné l’Italie de son retour à la table des négociations européennes ». Fabienne Lassalle, directrice générale adjointe de l’ONG attend beaucoup de la réunion à Malte, où elle espère que « pourra être défini un système de débarquement qui soit prévisible et coordonné ». L'objectif, selon elle, serait de ne plus avoir à subir des « solutions ad hoc » qui « amènent à devoir attendre des semaines avec des rescapés à bord qui sont fatigués, épuisés, ont déjà vécu l’horreur ». L’ONG espère que d’autres signaux viendront « tourner la page de cette séquence désastreuse en Méditerranée pour aller vers quelque chose d’opérationnel, de fonctionnel ».

    En Italie, on attend bien sûr Emmanuel Macron surtout ce dossier, décrypte Anne Treca, la correspondante de RFI à Rome. On se méfie du «en même temps», cher au président français. Comment concilier un tour de vis sur l’immigration annoncé à Paris et «en même temps» plus de solidarité avec l’Italie ? Rome espère un engagement français pas seulement sur un bateau ni sur des promesses de négociations européennes, mais sur des mesures concrètes. Le chef de l’État français sera jugé à l’aune de ces attentes, au risque s’il n’a rien à offrir d’alimenter encore le sentiment anti-français. 

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