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    Europe

    Climat: Varsovie vert de rage après l'attaque de Macron contre la Pologne

    media Le président français Emmanuel Macron aux Nations unies à New York, le 23 septembre 2019. REUTERS/Carlo Allegri

    En plein sommet de la Terre, des propos tenus par Emmanuel Macron sur la Pologne avant son arrivée à New York font polémique et polluent l'opération diplomatique du président français à l'Assemblée générale de l'ONU. La Pologne, elle, n’a pas perdu de temps pour y répondre.

    C'est en chemin vers New York, à bord de l'avion présidentiel, qu'Emmanuel Macron s'est laissé aller à quelques confidences en des termes peu diplomates qui rappellent le temps des dérapages verbaux.

    Interrogé par quelques journalistes présents à ses côtés sur les marches des jeunes pour le climat, il leur a conseillé « d'aller manifester en Pologne » pour l'aider à faire « bouger » ceux qu'il n'arrive pas « à faire évoluer » et a même ajouté : « La vérité, c'est qu'il y en a un qui bloque tout, c'est la Pologne ».

    Des propos rapportés dans Le Parisien et qui ont provoqué des réactions immédiates dans la classe politique française. Jean-Luc Mélenchon a ironisé dans un tweet. Le porte-parole du Parti communiste, Ian Brossat, a lui dénoncé « un fil rouge dans le quinquennat : mépris et arrogance. »

    La Pologne répond du tac au tac

    En attendant, la petite phrase a du mal à passer à Varsovie, constate notre correspondant sur place, Thomas Giraudeau. En réaction aux critiques d’Emmanuel Macron, le ministre des Affaires européennes polonais tacle en retour le président français: « nous tirons les leçons des erreurs françaises ».

    Konrad Szymanski rappelle au chef de l’État que la crise sociale des « gilets jaunes » a débuté après une hausse d’une taxe environnementale sur les carburants. « La Pologne veut mener à bien sa transition climatique d’une manière différente, plus douce », explique le ministre.

    Ce dernier rappelle que c’est bien son pays, la Pologne, qui a accueilli la dernière grande conférence climat, la COP24, l’an dernier. Si Katowice est considéré comme un échec pour les ONG, Konrad Szymanski, lui, voit en l’organisation même de la COP la preuve que le pays s’intéresse sérieusement au climat.

    Son collègue au ministère, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Szymon Szynkowski, renvoie aussi Emmanuel Macron à ses problèmes de politique intérieure. « Nous ne conseillerons pas aux manifestants de se rendre en France car il y en a déjà suffisamment », ajoutant aussi qu’il commence à être fatigué des sorties du président français contre la Pologne.

    Hier en marge du sommet climat, le président a donc tenté de dégonfler cette polémique et de tendre la main aux jeunes mais sans rien lâcher sur le fond.

    « Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit », se défend-il dans un couloir des Nations unies avant de se féliciter de la « mobilisation de la jeunesse » – une pression à ses yeux « nécessaire » mais seulement, précise-t-il, si elle s’exerce « sur les gouvernements qui bloquent toute avancée climatique ».

    « Je pense que la deuxième phase ça doit être de mettre la pression sur celles et ceux qui ne veulent pas bouger et aussi de participer à des actions concrètes. Je l'ai dit, nous allons commencer avec la convention citoyenne, en France, début octobre, à construire un agenda de transition avec nos concitoyens. On doit réussir à mieux impliquer notre jeunesse sur la construction des solutions qu'on est en train de faire. »

    Sur le fond le président Macron ne lâche donc rien et confirme que la pression doit notamment s’exercer contre la Pologne qui bloque l’adoption de l’objectif de neutralité carbone en 2050. Par ailleurs, le chef de l’État n’en démord pas également : il est temps que les jeunes s’engagent eux aussi dans des actions véritablement concrètes. « Pour lutter contre le gaspillage, contre le réchauffement climatique, faut faire des choses concrètes et qui servent. C'est pas une décision gouvernementale qui changera les choses. »

    Un message présidentiel aussitôt brouillé à New York par l’égérie du climat Greta Thunberg et sa plainte inédite contre cinq pays, notamment contre la France, pour dénoncer l’inaction des dirigeants en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

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