GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 10 Décembre
Mercredi 11 Décembre
Jeudi 12 Décembre
Vendredi 13 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 15 Décembre
Lundi 16 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Edouard Philippe aux grévistes: «Que chacun prenne ses responsabilités» pour Noël (au Parisien)
    Europe

    Brexit: pour Keith Dixon, «cette période de grande incertitude va se poursuivre»

    media Des drapeaux flottent devant le Parlement, à Londres, le 4 septembre 2019. REUTERS/Hannah McKay

    La Cour suprême britannique a jugé « illégale » la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement, mardi 24 septembre 2019. Les parlementaires siégent donc dès ce mercredi dans une atmosphère très incertaine. Cinq questions au politologue Keith Dixon, spécialiste du Royaume-Uni.

    RFI : La rentrée est avancée pour les députés et aucun ordre du jour n’a été prévu. De quoi ont parlé les députés aujourd’hui ?

    Keith Dixon : Il y a une partie de la législation qui était déjà en examen, qui va reprendre. La décision de la Cour a été parfaitement claire. C’est-à-dire que la suspension est sans effet. Cela veut dire qu’on va continuer les affaires parlementaires, comme si la suspension n’avait pas eu lieu.

    Quelle est la stratégie de l’opposition avec cette reprise des travaux parlementaires qu’elle souhaitait ?

    Cela va être toujours la même chose. C’est-à-dire que l’objectif pour l’opposition, c’est à la fois d’empêcher la sortie du Royaume-Uni sans accord. Et deuxièmement, de s’assurer qu’une fois que cela est fait, il y ait des élections législatives. Tout le monde est d’accord, il doit y avoir des élections législatives anticipées. La question n’est pas « si », mais « quand ». Boris Johnson voudrait les faire aussi vite que possible, alors que l’opposition souhaite que le no deal soit définitivement écarté, avant que l’on consulte le peuple.

    ►À écouter aussi : Décryptage - Coup dur pour Boris Johnson

    Peut-on imaginer une convocation d’élections là, dans les jours ou les semaines qui viennent ?

    Cela va être l’enjeu d’un débat au sein du Parlement. Comme je vous dis, il y a une différence d’opinions entre Boris Johnson et l’opposition sur le timing de ces élections. Mais il est certain qu’il y aura des élections anticipées. C'est ce que souhaite vivement Johnson, parce que malgré les revers en cascade qu’il vient de subir - et le dernier est un revers majeur -, il caracole en tête des sondages. Il a 12 points d’avance sur le Parti travailliste.

    Est-ce que l’on peut imaginer que les débats, aujourd’hui et dans les semaines qui viennent, vont éclaircir un peu la situation et amener à un consensus sur un accord à signer avec l’Union européenne ?

    On peut toujours le souhaiter. Mais cela me semble peu probable. C’est-à-dire que jusqu’à maintenant, on a traversé une longue période d’incertitude politique, y compris au sein du Parlement britannique. Et je suis désolé, mais je pense qu’effectivement, cette période de très grande incertitude va se poursuivre. Donc, bien courageux celui qui sait quel sera le résultat des débats dans les jours qui viennent.

    ►À écouter aussi : Les impasses politiques menacent-elles le parlementarisme ?

    Un petit mot sur la reine. La Cour estime qu’elle a été trompée par Boris Johnson en suspendant les travaux parlementaires. Est-ce qu’elle peut intervenir dans le débat ?

    Constitutionnellement, non. Mais puisque nous n’avons pas de Constitution écrite au Royaume-Uni, on peut toujours considérer qu’il y a une possibilité de contourner et que la reine pourrait donner un signal. Elle donne déjà des signaux politiques. Elle a donné un signal clair lors du référendum sur l’indépendance de l’Écosse, qu'elle désapprouvait. Elle pourrait le faire. Je pense qu’il est très peu probable. Elle a été un peu entraînée dans cette affaire. J’imagine qu’elle en veut un tout petit peu à Boris Johnson, actuellement. Elle a été atteinte par la décision de la Cour suprême, comme Johnson, puisqu’elle l'a suivi sur cette question.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.