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    Europe

    Le Parlement européen élit la nouvelle Commission européenne

    media La présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au sommet des dirigeants de l'Union européenne à Bruxelles, le 18 octobre 2019. REUTERS/Piroschka van de Wouw

    La nouvelle Commission européenne doit être élue ce mercredi 27 novembre par les députés réunis à Strasbourg, elle devrait donc pouvoir se mettre au travail dans quelques jours. Il y a peu de suspense dans cette dernière épreuve pour Ursula von der Leyen, même si les abstentions risquent d’être nombreuses.

    Terminés les coups de fils, le stress et les conciliabules, écrit notre journaliste Anissa El Jabri. Après l’élection à la présidence de la Commission sur le fil (par neuf voix d’avance, la majorité la plus étroite de l’histoire pour Ursula von der Leyen), après le rejet de trois commissaires, un record, et la colère du président français pour la claque Sylvie Goulard… L’heure est à l’apaisement. L’eurodéputé CDU Andreas Schwab souligne ainsi que le portefeuille du français Thierry Breton sera très large et qu'« au niveau européen les Français et les Allemands vont continuer à travailler fortement ensemble, car l’axe franco- allemand est quand même à la base de beaucoup de choses en europe ». Des mots d’apaisement dans une période de tension entre Paris et Berlin.

    Sérénité

    Andreas Schwab, comme la Commission, est serein, parce que, contrairement à l’élection d’Ursula von der Leyen en juillet dernier, le vote n’est pas à bulletin secret, mais nominatif : les surprises sont donc peu probables. Les votes contre sont déjà connus : l’extrême droite et la gauche radicale pour l’essentiel. « Ni carton rouge ni chèque en blanc » disent-ils ; les écologistes, eux, prévoient de s’abstenir. Ursula von der Leyen s’est fortement engagée pour « un green deal », mais c’est insuffisant.

    « On ne peut pas affirmer la volonté d’une transition écologique et en même temps considérer que la politique agricole commune (PAC) et la politique commerciale de l’Union européenne doivent rester inchangées, estime l’eurodéputé écologiste belge Philippe Lamberts. L’une comme l’autre sont toxiques pour le climat et l’environnement, et dire qu’on veut faire la transition en gardant le cap de ces politiques, c’est un contre-sens total. C’est là qu’on va mesurer la sincérité de la majorité et d’Ursula von der Leyen : veulent-ils simplement verdir le système en apparence ou au contraire réorienter notre système économique ? Et là, mon petit doigt me dit que beaucoup de conservateurs, qu’ils soient de droite, du centre, ou de la gauche refuseront de soutenir réellement la transformation et qu’à ce moment-là, les voix des Verts seront indispensables. » Un soutien qui va coûter cher à la présidente de la Commission : « Nous serons extrêmement exigeants sur la biodiversité et la politique commerciale. »

    Une Commission « géopolitique »

    Autre ambition compliquée pour Ursula von der Leyen : elle veut une commission « géopolitique ». Pour Sébastien Maillard, directeur de l’institut Jacques-Delors, « c’est un changement d’approche, de ton, et de vocabulaire important. Elle a raison car le monde a changé : aujourd’hui, l’Union européenne doit s’affirmer face au reste du monde, la Chine, les États-Unis, la Russie, la Turquie, des pays qui ne nous veulent pas forcément du bien, qui veulent même plutôt nous diviser, qui cherchent à nous désunir. Aujourd’hui, lorsqu’on parle de marché intérieur, de politique de concurrence, ce ne sont pas que des dossiers internes à l’Europe : ils ont vraiment une dimension externe, géopolitique. Sur le marché du numérique par exemple, il y a des menaces ; je pense à la cybersécurité. Tout ça demande une vraie lecture géopolitique et pas uniquement juridique des dossiers. »

    Une ambition qui va se heurter aux intérêts nationaux des États, ça c’est un classique, mais aussi aux difficultés face à un Parlement européen fragmenté, sans accord de législature. Ursula von der Leyen va devoir passer du temps à arracher une majorité texte par texte. La présidente de la Commission a donc bien besoin d’un vote large aujourd’hui, de soutien et de légitimité.

    Cela fait plusieurs semaines que l'on travaille à co-construire avec la Commission européenne ce que l'on appelle le Green Deal, à savoir l'ensemble des règles que nous allons changer sur le climat, sur la biodiversité, sur les plastiques, sur l'océan, sur énormément de sujets pour qu'il y ait un avant et un après.

    Pascal Canfin, eurodéputé de la délégation française du groupe Renew 27/11/2019 - par Juliette Gheerbrant Écouter

    ■ Paris et Berlin veulent relancer l'Union européenne

    Avec notre bureau de Bruxelles,

    Paris et Berlin ont envoyé aux autres capitales de l’UE un document de deux pages présenté comme une piste de réflexion pour redonner un nouvel élan à l’UE. Une de ces pistes mises en avant est par exemple de revoir la manière dont est choisie la personne qui préside la Commission européenne. Le but est de ne pas reproduire les difficultés rencontrées cette année, à savoir les bisbilles entre capitales ou la contestation autour du « Spitzenkandidat », le candidat tête de liste.

    Remise à plat des institutions

    France et Allemagne proposent de procéder dans un premier temps à une remise à plat du fonctionnement des institutions de l’Union européenne pour les rendre plus transparentes et plus démocratiques. Il pourrait être question par exemple de listes transnationales pour les prochaines élections européennes ou de l’implication des citoyens.

    Dans un second temps, Paris et Berlin proposent de revoir une par une toutes les grandes têtes de chapitre, toutes les grandes priorités dont il faut que l’Europe se saisisse et les priorités à réformer. La proposition franco-allemande évoque la sécurité et la défense, l’innovation, la protection sociale, la numérisation, ou le climat mais aussi la politique d’élargissement, point de contentieux actuel entre la France et l’Allemagne. C’est le signe que cette réflexion, que les deux pays proposent de mener pendant les deux ans à venir, est à la fois une proposition de relance pour l’Europe et le symbole d’un redémarrage du couple franco-allemand considéré comme à l’arrêt.

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