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    Europe

    Situation confuse à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine

    media Un homme armé devant le siège de la police à Slaviansk, le 13 avril 2014. REUTERS/Gleb Garanich

    Une « opération antiterroriste » aurait été lancée à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, ce dimanche 13 avril dans la matinée. C'est du moins ce qu'a annoncé le ministre de l’Intérieur ukrainien Arsen Avakov, évoquant des morts et des blessés. Mais la situation est incertaine. L'offensive aurait été donnée en réaction à l'assaut de séparatistes pro-russes contre des bâtiments publics la veille.

    Article mis à jour en fonction des dernières informations disponibles

    Beaucoup, beaucoup d'incertitudes concernant la situation à Slaviansk, dans l'est ukrainien, où l'assaut aurait été donné par les forces de sécurité ukrainiennes. Ce dimanche matin, le ministre de l'Intérieur ukrainien a semé le doute en annonçant qu'une « opération anti-terroriste » dans la ville avait fait « des morts et des blessés ». « Sauf qu'aucun journaliste présent sur place n'a pu confirmer cette information », relate notre envoyé spécial à Donetsk Damien Simonart.

    Selon ce dernier, il semblerait même que la situation dans cette ville de 100 000 habitants n'ait pas évolué depuis la veille. Des séparatistes pro-russes, armés et bien équipés, occuperaient toujours le siège de la police de la ville, mais ces informations sont à prendre avec précaution. A Donetsk en revanche, les manifestants pro-russes occupent toujours le siège de l'administration régionale. Ils sont environ 2 000 à manifester sur les barricades pour réclamer l'autonomie de la région.

    Sur place, certaines personnes affirment ouvertement qu'elles attendent que la « guerre » commence. A Kharkiv, bien plus au nord, des incidents entre manifestants des deux camps ont par ailleurs fait une cinquantaine de blessés. Des pro-russes ont bloqué les locaux du Conseil régional. Au somme, statu quo depuis samedi : les séparatistes continuent d'occuper les bâtiments officiels.

    → A (RE)LIRE :Situation explosive dans l'est de l'Ukraine, le président réagit

    Les supposés combats de Slaviansk découleraient des évènements de hier, samedi, lorsque des éléments séparatistes pro-russes se sont emparés de bâtiments officiels. Il n’avait en effet fallu que quelques heures pour que des hommes en armes prennent de facto le contrôle des lieux. Les routes avaient été coupées par des barrages dressés à l’aide de pneus et de sacs de sable. Des bâtiments de la police et des services de sécurité de la ville avaient été pris d'assaut. A Slaviansk, ce n’est plus le drapeau de l’Ukraine qui flotte sur les édifices publics, mais bien celui de la Russie.

    Le même scénario s'était déroulé dans d'autres villes d'Ukraine. Un assaut de séparatistes avait ainsi eu lieu samedi dans une cité encore plus importante, à Kramatorsk (200 000 habitants), où des hommes en armes avaient, selon des témoins, attaqué le commissariat central. Des coups de feu auraient été échangés. Et ce dimanche, des médias locaux ont fait état de la prise de l'hôtel de ville de Marioupol, située sur la mer d'Azov.

    → A (RE)LIRE : Les séparatistes lancent l’offensive sur l’Ukraine orientale

    Dans la grande ville russophone de Donetsk, fief de l'ex-président Ianoukovitch, agglomération de deux millions d'habitants, samedi, des centaines de militants pro-russes étaient également parvenus à pénétrer dans les locaux du siège de la police, sans la moindre difficulté. Les quelques forces anti-émeutes censées être loyales au gouvernement de Kiev n'avaient pas bougé. Certains de leurs éléments auraient même changé de camp pour se rallier aux forces pro-russes.

    Les réactions internationales pleuvent face à l'incertitude qui règne dans l'est ukrainien, avec des mises en garde répétées contre toute intervention militaire de Moscou. L'opération annoncée par Kiev, si elle a cours, intervient en effet alors que le président russe Vladimir Poutine avait suggéré au gouvernement intérimaire ukrainien de ne pas exercer d'action irréparable envers les populations russophones de l'est du pays. La Russie a massé ces dernières semaines jusqu'à 40 000 hommes à la frontière entre les deux pays.

    Image satellite montrant des troupes russes au sol (ici un bataillon d'artillerie), à Novocherkassk, non loin de la frontière ukrainienne. REUTERS/DigitalGlobe via SHAPE

    → A (RE)LIRE : L’Otan diffuse des photos de troupes russes aux portes de l’Ukraine

    Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a prévenu dimanche que toute ingérence militaire de la Russie dans le pays accentuerait l'isolement international de Moscou.

    « Nous assistons à une campagne de violence concertée de la part des séparatistes pro-russes, qui cherchent à déstabiliser l'Ukraine en tant qu'Etat souverain », a-t-il jugé dans un communiqué. Il estime que la présence dans l'est de l'Ukraine d'hommes portant des armes russes et des uniformes dépourvus d'insignes, comme en portaient des soldats russes pendant la prise de contrôle de la péninsule de Crimée début mars, représente un « grave développement ».

    Une accusation reprise par Geoffrey Pyatt, l'ambassadeur des Etats-Unis à Kiev, qui a tweeté dimanche dans la matinée que « les assaillants sont équipés d'armes russes et des mêmes uniformes que ceux portés par les forces russes qui ont envahi la Crimée. » Tous les « signes d'une implication de Moscou » sont réunis, assure même l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies Samantha Power. Un peu plus tôt dans la journée , la France s'était prononcée pour un « renforcement des sanctions [...] en cas d'escalade militaire ».

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