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    Europe

    Ukraine: Vladimir Poutine pas sûr de reconnaître la présidentielle

    media Les chefs de la diplomatie russe et américain, Sergueï Lavrov et John Kerry, ce jeudi matin 17 avril à Genève. REUTERS/Jim Bourg

    La réunion de Genève sur l’Ukraine s’est ouverte ce jeudi matin sur fond de tension sur le terrain – un incident grave a fait trois morts à Marioupol dans le sud-est du pays – et de déclarations de fermeté du président russe Vladimir Poutine dans une séance de questions-réponses à la télévision russe.

    Représentants russes, américains, ukrainiens et européens, sont réunis à l'hôtel Intercontinental pour un sommet spécial de sortie de crise en Ukraine. Le sommet, qui s’est ouvert en milieu de matinée, a été précédé de réunions bipartites. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, s'est entretenu tour à tour avec ses homologues européen, ukrainien et russe.

    A la mi-journée rien n'avait filtré de la réunion, rapporte notre envoyé spécial Daniel Vallot, mais le fait qu'elle se poursuive est en soi plutôt encourageant, étant donné l’aggravation de la situation sur le terrain dans l’Est de l’Ukraine. On aurait pu s’attendre en effet, à ce que les discussions tournent court et qu’elles débouchent très vite sur un constat d’échec.

    Normalement, les pourparlers devraient s’achever en début d’après-midi. John Kerry et Catherine Asthon devraient ensuite s’exprimer devant la presse. On attend également une intervention de Sergueï Lavrov pour la Russie et une autre du ministre ukrainien des Affaires étrangères.

    à (re)lire : Les enjeux de la réunion de Genève sur l'Ukraine

    Fermeté de Vladimir Poutine

    Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

    Au même moment à Moscou, lors d’une séance de questions-réponses télévisée, Vladimir Poutine a justifié sa politique sur toute la ligne, y compris - et c’est la première fois qu’il le reconnaît - la présence de militaires russes en Crimée :

    « Les bonshommes verts ? J’ai déjà dit plusieurs fois, peut-être pas en public, mais dans mes conversations avec mes collègues étrangers, que notre objectif était d’assurer une possibilité pour le peuple de Crimée d’exprimer librement sa volonté. Et pour ça, on devait prévoir les moyens pour que la situation ne devienne pas comme elle est actuellement dans le sud-est de l’Ukraine, pour qu’il n’y ait pas de chars, des bandes de nationalistes, et des radicaux armés jusqu’aux dents. Donc derrière les forces d’autodéfense de la Crimée, il y avait nos militaires russes. Ils ont été très corrects, mais décidés, et très professionnels. Sans cela, ça n’aurait pas été possible d’organiser le référendum de manière ouverte et honnête, et de permettre aux gens d’exprimer leur volonté ».

    Concernant l'Ukraine, Vladimir Poutine, « espère fortement » ne pas avoir à envoyer l'armée russe. Il n’a d'ailleurs pas l’intention d’annexer le Sud-Est de ce pays. Et c'est une « ineptie » de penser que des forces russes sont présentes dans ces régions, mais les intérêts des populations russes, « étrangers dans leur propre pays » doivent être défendus. Vladimir Poutine se lâche : « Quand je vois à la télé les forces ukrainiennes traîner des canons vers ces régions, je me dis, mais ils sont complètement fous ! » Et vu les conditions dans lesquelles se déroule la campagne électorale, je ne sais pas si on reconnaîtra cette présidentielle, ajoute t-il.

    Il insiste tout de même sur le besoin de protéger les populations russophones de ces régions, tout en affirmant ne pas avoir de certitude sur le terrain. « Nous savons que nous allons tout faire pour aider ces gens à défendre leurs droits et à décider eux-mêmes de leur destin », a-t-il encore déclaré. Il a également rappelé que le conseil de la Fédération de Russie lui avait donné le droit d'utiliser l'armée en Ukraine, se contentant d'un commentaire peu rassurant : « j'espère vraiment que je n'aurais pas à utiliser de ce droit ».

    De même pour la Transnistrie, faut-il reconnaître l’indépendance de cette région de Moldavie ? En tout cas c'est à elle de décider de son avenir, répond le président russe qui défend l’usage de la force, même s’il préfère utiliser d’autres moyens. Avant il n'y avait qu'un seul pays dans le monde qui utilisait la force. Maintenant, l'Ouest a peur de notre force et de notre grandeur, assure Vladimir Poutine.

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