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    Europe

    Turquie: un 1er mai sous tension à Istanbul

    media Tirs de gaz lacrymogène autour de la place Taksim, à Istanbul, le 1er mai 2014. REUTERS/Umit Bektas

    Le 1er mai a lieu dans un contexte tendu à Istanbul, un an après la vague de contestation qui a secoué le pays. En dépit de l'interdiction, des milliers de personnes ont convergé vers la place Taksim pour tenter de relancer la fronde contre le gouvernement Erdogan. De nouvelles violences ont eu lieu. Plus de 130 personnes ont été arrêtées, une cinquantaine blessées.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Des heurts ont éclaté tôt ce jeudi matin. La police a dispersé des centaines de manifestants qui tentaient de défier l'interdiction de se rassembler pour le 1er mai sur la place Taksim à Istanbul. Des policiers anti-émeutes ont donné l'assaut à l'aide de véhicules équipés de canon à eau contre les manifestants qui voulaient forcer les barrages dans le quartier de Besiktas pour atteindre la place Taksim. Des gaz lacrymogènes ont été tirés. Plus de 130 personnes ont été interpellées, une cinquantaine de manifestants légèrement blessés.

    La place emblématique de la contestation contre le gouvernement Erdogan avait en effet été déclarée zone interdite par le gouvernement. Dès 6 heures ce jeudi matin, la place était bouclée, ceinturée de plusieurs rangées de hautes barrières jusqu’à plusieurs centaines de mètres à la ronde car, a encore rappelé mercredi le Premier ministre, aucun rassemblement ne sera autorisé pour éviter « violence, vandalisme et affrontements ». Mais syndicats et partis de gauche ont quand même maintenu leur mot d’ordre.

     ► A (RE)ECOUTER : Mobilisation anti-Erdogan en Turquie (Décryptage)

    C’est pourtant Recep Tayyip Erdogan qui avait instauré un 1er mai férié en 2009, et jusqu’en 2012, les organisations de gauche y avaient célébré la fête du travail dans le calme et la liesse. Mais depuis l’an dernier, Taksim est à nouveau interdite et depuis les grandes manifestations de juin, les autorités y instaurent un blocus très strict.

    Seuls les journalistes dûment accrédités, et après une fouille en bonne et due forme, sont autorisés à approcher. Pas moins de 40 000 policiers anti-émeutes sont toujours déployés.

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