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    Europe

    Ukraine: Kiev poursuit son offensive

    media A Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, samedi 3 mai. REUTERS/Marko Djurica

    L’armée ukrainienne a lancé ce samedi matin une nouvelle offensive contre des bastions pro-russes à Kramatorsk, dans l’est du pays. Dans la matinée, on a appris la libération des observateurs de l'OSCE retenus par les séparatistes de Sloviansk. Suivez la situation en direct.

    Cet article est réactualisé régulièrement, avec nos envoyés spéciaux, Bertrand Haeckler et Daniel Vallot, AFP et Reuters

    Les faits marquants de la journée :

    • Nouvelle offensive à Kramatorsk. Au lendemain du début d'une vaste opération militaire dans l'est du pays, une nouvelle offensive a été lancée ce samedi matin à l'aube par l'armée ukrainienne contre des bastions séparatistes à Kramatorsk. De violents combats avaient encore lieu à la mi-journée. Le chef du centre antiterroriste ukrainien parle d'une situation de « guerre ».

    • Les observateurs de l'OSCE libérés. Les sept observateurs militaires étrangers de l'OSCE et ses cinq officiers ukrainiens qui les accompagnaient ont été libérés. C'est l'émissaire russe qui a annoncé leur libération.

    • Affrontements et incendie meurtrier à Odessa. Moscou accuse Kiev et ses alliés occidentaux de porter « la responsabilité directe » de la mort de 31 personnes dans l'incendie d'un bâtiment à Odessa, vendredi, en marge d'affrontements violents.

    Les événements, heure par heure (en temps universel) :

    15 h 30 : L'Union européenne demande une enquête indépendante après les violences meurtrières à Odessa.

    14 h 50 : Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, appelle les Etats-Unis à inciter l'Ukraine à cesser son opération militaire.

    11 h 51 : Le président par intérim Oleksandr Turchynov décrète deux jours de deuil, après la mort de plus de 50 personnes le 2 mai 2014, « pour les héros qui sont morts lors de l'opération antiterroriste, et également pour tous ceux morts à Odessa ».

    11 h 45 : Le ministère ukrainien de l’Intérieur a affirmé que le bâtiment des services de sécurité (SBU) à Kramatorsk a été repris aux insurgés séparatistes et « est sous le contrôle de la Garde nationale ».

    Axel Schneider (c.), l'un des observateurs de l'OSCE lors de sa libération, ce samedi 3 mai, par les séparatistes ukrainiens à Sloviansk. REUTERS/Mathieu Radoube

    11 h 00 : « Nous sommes heureux d'être enfin sortis, et nous allons bien, compte tenu des circonstances », a déclaré le colonel Axel Schneider l’un des observateurs de l’OSCE libérés. « Nous allons maintenant quitter Sloviansk avec l'envoyé spécial russe et nous espérons que nous pourrons alors quitter Donetsk pour rentrer au pays, en Allemagne, aussi vite que possible », a-t-il ajouté, dans un entretien accordé au journal Allemand Bild. L’OSCE n’a confirmé la libération des sept observateurs militaires étrangers et des cinq officiers ukrainiens qui les accompagnaient que tard dans la matinée, comme a pu le constater notre correspondant à Vienne, Nathanaël Vittrant.

    10 h 39 : De violents combats en cours à Kramatorsk, selon le chef du centre antiterroriste ukrainien. « Il y a des tirs et des affrontements autour de
    Kramatorsk. Ce qui se passe dans la région de Donetsk et dans les régions de l'Est n'est pas un soulèvement passager, c'est une guerre
    », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Kiev. Vasil Kroutov n’a cependant pas donné de précision sur le déroulement de l’opération militaire dans son ensemble, pas plus que sur la nouvelle offensive lancée ce samedi matin.

    10 h 20 : Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a « salué » la libération des observateurs de l'OSCE. « La priorité doit maintenant aller à la désescalade de la violence sur le terrain, à la préparation de l'élection présidentielle du 25 mai prochain et à la réforme constitutionnelle », a-t-il par ailleurs déclaré, répondant par la même occasion aux déclarations du Kremlin, qui, quelques heures plus tôt, a qualifié d'« absurde » la tenue de cette élection anticipée.

    9 h 10 : « Ce qui est arrivé à Odessa est monstrueux », a déclaré ce samedi matin Kristian Viguenin, chef de la diplomatie bulgare. Lors d'une conférence de presse à Sofia, il a plaidé pour « des actions urgentes pour empêcher que les violences ne gagnent d'autres villes de la région ». Vendredi, des affrontements ont éclaté à Odessa, et l'incendie d'un bâtiment a fait 35 morts. Le ministre bulgare des Affaires étrangères, s'exprimant au micro de la radio BNR, a également dit ses craintes en cas d'une arrivée massive d'Ukrainiens d'origine bulgare fuyant les violences, qui constituerait « un défi, si l'afflux est massif ».

    8 h 50 : Moscou juge que la tenue de l'élection présidentielle anticipée prévue le 25 mai prochain serait « absurde (...) compte tenu du cycle de violences ». Le porte-parole du Kremlin affirme également que la Russie a « perdu » son influence sur les communautés russophones de l'est de l'Ukraine et qu'elle n'est plus capable de les convaincre de désarmer face à ce que Dmitri Peskov a qualifié de « menace directe pesant sur leur vie ». Evoquant les victimes de l'incendie de la maison des syndicats à Odessa, Dmitri Peskov a par ailleurs jugé que « Kiev et ses alliés occidentaux ont dans les faits provoqués ce bain de sang et en portent la responsabilité directe ».

    8 h 30 : Le leader des séparatistes pro-russes de Sloviansk, Viatcheslav Ponomariov, a
    confirmé la libération « sans condition » des sept observateurs de l'OSCE, qui figurent au nombre des douze personnes libérées au total. « Comme je le leur avais promis, nous avons fêté mon anniversaire hier et ils sont partis. Comme je l'ai dit, ils étaient mes invités », a-t-il déclaré. Le leader séparatiste a souligné que l'arrivée de l'émissaire du Kremlin, Vladimir Loukine, « a été l'un des facteurs importants » qui a permis de déboucher sur ces libérations.

    7 h 41 : L'équipe d'observateurs de l'OSCE retenue par les séparatistes pro-russes à Sloviansk a été libérée, selon l'émissaire russe Vladimir Loukine. « Les personnes qui étaient sur ma liste ont toutes été libérées », a-t-il précisé.

    Des soldats ukrainiens, sur un check-point près de Sloviansk, le 2 mai 2014. REUTERS/Baz Ratner

    6 h 35 : Les autorités de Kiev et les séparatistes s’accusent mutuellement de la responsabilité de l’incendie meurtrier à Odessa de ce vendredi. Un responsable du gouvernement ukrainien a évoqué ce samedi matin le scénario d’une provocation des services spéciaux russes, une « provocation », destinée selon lui à faire basculer la région d’Odessa dans la violence.

    6 h 30 : La Russie a condamné avec virulence l’opération militaire contre les insurgés pro-russes lancée vendredi. Moscou évoque des « raids de représailles » portant « un coup de grâce à l’accord de Genève », rapporte notre correspondante à Moscou, Véronika Dorman. Sur sa page Facebook, le Premier ministre russe  Dmitri Medvedev a ainsi écrit, scandalisé, que « les autorités [ukrainiennes] devaient revenir à la raison et mettre fin au meurtre de leurs propres citoyens ». Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni vendredi à la demande de Moscou, le représentant russe a martelé que « Kiev doit mettre fin à ses opérations punitives ». Il a également nié toute implication de la Russie dans le regain des tensions en Ukraine.

    6 h 15 : Le chef de la police d'Odessa, Petro Loutsiouk, a annoncé que plus de 130 personnes ont été arrêtées dans la ville portuaire après les affrontements de vendredi et la mort de 35 personnes dans l'incendie d'un bâtiment. Il a également assuré que les forces de police feraient tout leur possible pour « éviter de telles tragédies à l'avenir ».

    5 h 20 : Les autorités de Kiev ont annoncé que l’armée ukrainienne a lancé ce samedi matin à l’aube une offensive contre des bastions séparatistes près de Kramatorsk, ville proche de Sloviansk. « La phase active de l'opération se poursuivait à l'aube. Nous ne nous arrêtons pas », a déclaré Arsen Avakov, ministre ukrainien de l’Intérieur, qui a affirmé que les forces gouvernementales avaient repris le contrôle d’une tour de télévision.

    → A (RE)LIRE : A Sloviansk, la population soutient toujours les insurgés


    ■ Le bilan de la journée de vendredi

    Selon les autorités ukrainiennes, deux soldats seraient morts et deux hélicoptères auraient été abattus dans l’opération militaire de grande ampleur lancée vendredi matin sur les bastions séparatistes de l’est de l’Ukraine.

    → A (RE)LIRE : Vaste offensive de l'armée ukrainienne à Sloviansk (les événements, heure par heure, de la journée de ce vendredi 2 mai dans l'est de l'Ukraine)

    Soldat ukrainien à un checkpoint près de Slaviansk, à l'est de l'Ukraine. REUTERS/Baz Ratner

    A Sloviansk, bastion pro-russe, malgré l'opération militaire lancée par Kiev, la situation n'a guère évoluée. Le bilan de l'armée est maigre : seuls 9 check-points ont été récupérés. Les soldats ukrainiens sont désormais dans les faubourgs de Sloviansk, alors que les pro-russes tiennent toujours l'essentiel de cette ville de 130 000 habitants.

    Les deux soldats ukrainiens tués vendredi matin se trouvaient à bord des deux hélicoptères abattus. Selon Kiev, ce sont des missiles sol-air tirés par les séparatistes pro-russes qui auraient atteint les appareils. Du côté des séparatistes, entre trois et cinq combattants auraient été tués, ainsi que deux civils, selon les sources.

    Vendredi soir, des affrontements ont éclaté dans la ville portuaire d’Odessa au bord de la mer noire. Selon la police municipale, ces violences ont fait quatre morts, et 35 personnes ont été tuées dans l'incendie d'un bâtiment. Cette fois, il ne s'agit pas d'une opération lancée par l'armée ukrainienne. Dans cette ville essentiellement russophone, des partisans pro-russes en sont venus aux mains avec des partisans de l'unité ukrainienne, selon les journalistes sur place. Selon la police locale, des cocktails Molotov auraient été jetés, ainsi que d'autres engins explosifs.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.