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Europe

Elections européennes 2014 Union Européenne

Européennes 2014: large victoire du FN en France

media Avec un score avoisinant les 25 % (selon estimations), le Front national se proclame « premier parti de France ». REUTERS/Christian Hartmann

D'après les chiffres du ministère de l'Intérieur, le Front National arrive en tête des élections européennes en France avec un score de 25,41%. L'UMP récolte 20,77% des suffrages, et le PS seulement 13,97%, le niveau le plus bas de son histoire dans des Européennes. Selon les estimations officielles, le Parti populaire européen (PPE, centre droit) arriverait en tête au niveau européen avec 212 sièges, devant le Parti socialiste européen (PSE) avec 185 sièges.

Selon les estimations de l'institut Ipsos/Steria pour France Télévisions, Radio France, Le Point, LCP/Public Sénat et France 24, le FN remporterait de 23 à 25 sièges, l'UMP entre 18 et 21, et le Parti socialiste n'en obtiendrait que 13. Selon le ministère de l'Intérieur, l'UDI / MoDem arrive au pied du podium avec 9,81% des voix, juste devant Europe Ecologie-Les Verts (8,89%). Le Front de Gauche ne récolte que 6,25% des suffrages.

Dans le Nord-Ouest, la liste menée par la présidente du Front National, Marine Le Pen, obtient 33,61%, presque deux fois plus que la liste UMP de Jérôme Lavrilleux (18,75%), qui précède la liste PS de Gilles Pargneaux (11,78%). A l'Est, Catherine Trautmann, deuxième sur la liste PS derrière Edouard Martin, n'est pas réélue. En Outre-Mer, les résultats officiels partagent les trois sièges entre les radicaux de gauche, le PS et l'UMP.

Marine Le Pen demande la dissolution de l'Assemblée nationale

Première dirigeante politique à prendre la parole, Marine Le Pen a appelé à une dissolution de l'Assemblée nationale et à la mise en place de législatives à la proportionnelle. « Le président doit prendre les dispositions qui s'imposent », a déclaré la présidente du FN devant des affiches proclamant le nouveau statut de « premier parti de France » de sa formation.

Le Premier ministre Manuel Valls a parlé d'un « moment très grave pour la France et pour l'Europe ». « C'est un choc, un séisme qui s'adresse à tous les responsables politiques qui ont la charge d'agir, a-t-il poursuivi. [...] La France doit se réformer. Cela fait trop longtemps, gauche et droite confondues, qu'on évite de traiter les sujets en profondeur. » Un communiqué de l'Elysée parle lui d'un « évènement majeur » dont « des leçons doivent être tirées ».

Réaction des jeunes socialistes, au QG du Parti socialiste rue Solferino à Paris, à l'annonce des estimations annonçant le Front national en tête des élections européennes, le 25 mai 2014. AFP/François Guillot

La crise pour l'UMP de Jean-François Copé

A droite, le président de l'UMP, Jean-François Copé, a concentré ses commentaires sur la sanction que constituent ces résultats pour la majorité socialiste : « C’est l’expression d’une gigantesque colère et d’une exaspération très forte du peuple français contre la politique conduite dans notre pays par le président Hollande. » D'autres personnalités du parti ont pourtant choisi une autre analyse. « L'honneur de l'UMP est en cause, il faut un changement profond », a déclaré François Fillon. Une opinion partagée par Alain Juppé, qui considère que « l'UMP doit changer ».

Pour Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), « Quand le Front National arrive en tête de cette élection, oui c'est une alerte extrêmement forte, et oui le rêve européen est menacé ». De son côté, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, voit dans la position de tête du FN « une information suffocante », ajoutant : « Mon propre résultat est celui de 2009, donc très décevant ».

Le PPE revendique la victoire au niveau européen

François Bayrou, président du MoDem, a lui parlé d'une « décomposition de la vie politique française », considérant tout de même qu'« heureusement, il a eu dans cette élection une force qui a été à la fois une voix européenne claire [...] et apparaît comme une force de renouvellement de la vie politique française », à propos du bon résultat de l'UDI/MoDem.

Le chef de file des conservateurs européens pour la présidence de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a revendiqué la victoire de son camp aux élections européennes sur son compte Twitter : « Le Parti populaire européen (PPE) est en train de gagner les élections européennes. Et il revendique donc la présidence de la Commission européenne ».

La participation en hausse en France

Alors que la mobilisation des électeurs français constituait un motif d'inquiétude pour de nombreux commentateurs politiques à l'approche de ces élections européennes, ceux-ci se sont pour le moment davantage déplacés que lors du précédent scrutin continental. Le taux de participation en métropole était en effet de 15,70% à midi (contre 14,81% en 2009) et de 35,07% à 17h (33,18% en 2009).

Le taux définitif avait été de 42,76% en 2004 et de 40,63% en 2009. Selon les estimations de certains instituts de sondage, il avoisinerait les 43,50% en 2014. Le Parlement européen estime à 43,11% le taux de participation dans l'ensemble des 28 pays de l'UE, un chiffre identique à celui des précédentes élections européennes.

Merkel en tête en Allemagne, la gauche radicale en Grèce

Selon les premiers sondages à la sortie des urnes en Allemagne, le CDU-CSU d'Angela Merkel arriverait en tête avec 36%, devant le SPD (27,5%), les Grüne (11%) et Die Linke (8%). Le scrutin est également marqué par la percée des eurosceptiques de l'AFD (Alternative pour l'Allemagne), crédités a priori de 6,5%. La participation en Allemagne s'élèverait à 48%, contre 43,3% en 2009.

En Grèce, les estimations à la fermeture des bureaux de vote donnent Syriza, le parti de la gauche radicale d'Alexis Tsipras, en tête avec 27% des voix, devant la Nouvelle Démocratie, formation de droite du Premier ministre Antonis Samaras, qui réunirait 24% des suffrages. Les néo-nazis de l'Aube Dorée réaliseraient un score important d'environ 10%.

Poussée de l'extrême- droite en du Royaume-Uni à l'Autriche

Selon des résultats encore provisoires, le parti anti-européen et anti-immigration Ukip est arrivé en tête au Royaume-Uni avec 29% des suffrages. Travaillistes et conservateurs se disputent la seconde place alors que les Libéraux démocrates de Nick Clegg, qui avaient mené une campagne pro-européenne, sont les grands perdants de ce scrutin puisqu'ils pourraient perdre tous leurs euro-députés.

Toujours selon des sondages à la sortie des bureaux de vote, les chrétiens-démocrates de l'ÖVP arrivent en tête en Autriche avec 27,9% des voix, devant les sociaux-démocrates de SPÖ, à 23,9%. Le FPÖ, parti d'extrême droite, arriverait au troisième rang avec 19,9%, alors qu'il n'avait obtenu que 12,7% en 2009, et obtiendrait donc quatre sièges au Parlement européen.

La Roumanie (32 élus) semblait de son côté se singulariser, avec une très large victoire de l'alliance de centre gauche créditée de 41% des voix. Au Danemark, en revanche, c'est la formation anti-immigration du Parti populaire danois qui arriverait en tête avec 23% des voix, devant les sociaux-démocrates (20,3%).

Avec un score de 31,45%, le Parti Socialiste l'emporte au Portugal, devançant la coalition de centre-droit au pouvoir (27,70%). En Italie, le Parti Démocrate est en tête avec 39 à 42% des suffrages, devant le Mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo (22,4%) et la formation Forza Italia de Silvio Berlusconi (environ 15%). Les deux grands partis espagnols termineraient en tête, mais avec une chute par rapport au précédent scrutin. Le Parti populaire passerait de 24 à 16 sièges, et le Parti socialiste de 23 à 14 sièges. Les indépendantistes seraient en tête en Catalogne.

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