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    Europe

    Crise ukrainienne: un accord de paix arraché à Minsk

    media Vladimir Poutine, François Hollande, Petro Porochenko et Angela Merkel, le 11 février à Minsk en Biélorussie. REUTERS/Vasily Fedosenko

    Après un marathon de négociations de 16 heures, le sommet de Minsk a accouché jeudi d’un accord visant à faire cessez les combats dans l'est de l'Ukraine.

    Un accord a été conclu ce jeudi à Minsk en Biélorussie. Après d'éprouvantes heures de négociations, les présidents ukrainien, russe et français ainsi que la chancelière allemande se sont accordés sur certains points afin de mettre rapidement un terme au conflit qui mine depuis plusieurs mois l'est de l'Ukraine.

    « On a réussi à trouver un accord sur l’essentiel », a déclaré le président russe Vladimir Poutine, parlant notamment d’un cessez-le-feu et du retrait des armes lourdes de la ligne de front. Ce compromis « laisse espérer une solution pacifique » a salué le dirigeant séparatiste de la « République de Donetsk », Alexandre Zakhartchenko. « Nous avons signé un accord qui donne une chance au développement pacifique des républiques (autoproclamée) de Donetsk et de Lougansk. C'est une grande victoire pour elles », s’est-il félicité.

    La trêve devrait intervenir le 15 février tandis que le retrait des armes commencera deux jours plus tard. Le règlement global portera sur les questions du contrôle de la frontière, de la décentralisation, ou encore de la reprise des relations économiques. Le texte énonce également que les deux camps auront 19 jours pour libérer leurs otages.

    François Hollande a confirmé cette annonce, parlant également d’un « règlement politique global » du conflit ukrainien. « Toutes les questions ont été traitées par ce texte qui a été signé par le groupe de contact [constitué d'émissaires ukrainiens, russes et de représentants de l'OSCE, ndlr] et les séparatistes », a-t-il affirmé. « C'est un espoir sérieux même si tout n'est pas encore accompli pour l'Ukraine, c'est aussi un soulagement pour l'Europe et un bon exemple de ce que l'Allemagne et la France sont capables de faire pour la paix », s'est félicité le chef d'Etat français.

    De concert avec son partenaire européen, Angela Merkel a rappelé que l'espoir suscité est encore loin d'être transformé. « Il y a encore beaucoup de travail devant nous mais ce que nous avons représente une véritable chance d'améliorer maintenant la situation », a insisté la chancelière allemande.

    Cet espoir est d'autant plus mince que la méfiance est grande. En témoignent les déclarations ce jeudi du porte-parole de l’armée ukrainienne, Andreï Lyssenko, qui dans son point presse quotidien a rapporté qu’une cinquantaine de chars, 40 lance-roquettes multiples et autant de véhicules blindés sont arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'est de l'Ukraine via le point de passage d'Izvarine, sur la frontière russe. « L'ennemi continue à renforcer son dispositif dans la zone la plus dangereuse, en particulier dans la région de Louhansk, dans le nord-est, et en direction de Debaltseve », accuse-t-il.

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