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    Europe

    Corbyn, un radical élu à la tête de l'opposition de gauche britannique

    media Jeremy Corbyn, nouveau leader du Pzarti travailliste au Roayaume-Uni, le 12 septembre 2015. REUTERS/Neil Hall

    Jeremy Corbyn, tenant d'une ligne de gauche radicale, a été largement élu samedi 12 septembre à la tête du Parti travailliste britannique. Il a raflé 59,6 % des suffrages. Cette victoire consacre la surprenante ascension d'un eurosceptique de 66 ans, relativement inconnu du grand public avant la campagne. Pratiquement invité pour animer le débat, il rafle finalement la mise à l'aide d'un programme anti-austérité tranchant nettement avec les principes centristes du « New Labour » de l'ancien Premier ministre Tony Blair.

    La victoire triomphale de Jeremy Corbyn, vétéran de la politique britannique aux idées radicales, a été accueillie par un déluge d’applaudissements venant d'une salle debout dans le centre de conférence, relate notre correspondante à Londres Muriel Delcroix. Le candidat anti-austérité a été élu dès le premier tour, avec près de 60 % des voix, face à trois autres candidats. A savoir Yvette Cooper et Andy Burnham, considérés comme des héritiers de M. Miliband, ainsi que la blairiste Liz Kendall. Le scrutin était ouvert à quelque 600 000 adhérents, partisans et membres de syndicats affiliés au Labour.

    Le nouveau chef du Labour n’est ni un grand orateur ni un leader charismatique. Mais il est devenu très vite la coqueluche des sympathisants jeunes ou vieux, et aussi des syndicats, qui en ont assez de la ligne trop tiède, trop politiquement correcte du parti. Ils veulent que les travaillistes opèrent un virage à gauche. C’est pourtant sa tentative de revenir à des valeurs plus à gauche gauche qui a valu à l’ex-chef travailliste Ed Miliband une humiliante défaite aux élections législatives de mai. C’est d'ailleurs ce que se sont efforcés de rappeler tout l’été l’appareil du parti et la majorité des députés travaillistes.

    Un admirateur de Syriza en Grèce

    Jeremy Corbyn choisit clairement entre la poursuite de l'austérité et un programme d'investissement et de croissance qu’il appelle de ses voeux. Faisant volte-face sur la politique plutôt centriste du « New Labour » impulsé par Tony Blair, le nouveau leader du Parti travailliste est un admirateur de Syriza en Grèce et il est soutenu par Podemos en Espagne. Il entend augmenter les impôts des entreprises et des plus fortunés, contrôler les loyers, renationaliser le rail et l'énergie et imposer un salaire maximum aux grands patrons. Jeremy Corbyn est partisan de relancer la croissance par la dépense publique, y compris en faisant fonctionner la planche à billets, et il est opposé au traité de libre-échange en cours de négociation entre l'Europe et les Etats-Unis.

    Son programme économique et social a trouvé un large écho auprès des socialistes et des plus jeunes des membres et sympathisants travaillistes. Cette nouvelle orientation peut-elle pour autant permettre au Labour de l'emporter aux législatives sur les conservateurs de David Cameron, les plus modérés des travaillistes n'y croient guère. Ces derniers sont en effet quelque peu désespérés par l’élection de Jeremy Corbyn. Ils craignent d’être rejetés dans l’opposition pendant de nombreuses années par des électeurs centristes qui pourraient prendre peur, compte tenu de la radicalité des propositions du nouveau leader travailliste.

    Quoi qu’il en soit, pour l’instant, c’est l’euphorie qui domine chez de nombreux militants. Néanmoins, l’énorme fossé qui s’est creusé entre la base et les caciques du Labour laisse présager une crise d’identité au sein du parti. Une crise qui pourrait offrir un boulevard aux conservateurs au pouvoir.

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