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    Afrique

    A Malte, Européens et Africains réunis face à la crise migratoire

    media Les dirigeants de l'Union européenne avec leurs homologues africains à La Valette ce 11 novembre 2015. REUTERS/Yves Herman

    Consacré au phénomène migratoire, le sommet Europe-Afrique, qui réunit les chefs d'Etat et de gouvernement d'une cinquantaine de pays des deux continents, s'est ouvert ce mercredi 11 novembre au soir à La Valette, la capitale maltaise. L’objectif affiché est de trouver des réponses communes à la crise migratoire touchant l'Europe.

    Article mis à jour selon les derniers événements,

    Le sommet s’est ouvert par une minute de silence, rapporte notre envoyée spéciale à La Valette, Anastasia Becchio. Un hommage « à la mémoire de ceux qui ont perdu la vie en mer à la recherche d’une vie meilleure », a déclaré le Premier ministre maltais. 

    A la tribune, le premier orateur, le président du Conseil européen Donald Tusk, a appelé à une politique plus efficace, plus ciblée, et la création d’opportunités pour la jeunesse en Afrique. Et il a rappelé le caractère indispensable du respect de l’Etat de droit et des droits de l’homme.

    L'importance d'une « politique nouvelle »

    Macky Sall, au nom de la Cedeao, a, lui aussi, souligné l’importance d’une politique nouvelle tout en émettant des réserves sur les projets en discussion, notamment sur la réadmission ou la création de centres de rétention en Afrique et en appelant à plus d’engagements financiers et moins de frilosité européenne.

    Les Européens cherchent à obtenir des pays africains qu’ils reprennent plus facilement leurs ressortissants déboutés du droit d’asile. La réadmission est un sujet délicat. Il faut avoir à l’esprit que ces personnes ont bravé la mort, traversé des déserts et la Méditerranée, a insisté le président sénégalais.  « Des milliers sont morts, certains sont rescapés. Moi je pense que pour ceux qui sont déjà en Europe on devrait avoir une discussion franche. Voir ceux que l'on peut régulariser et pour le reste, nous étudierons en fonction des accords qui nous lient à l’Union européenne quelle est la meilleure manière de gérer cet aspect.»

    Des avis divergents

    Voilà qui ouvre le débat et qui promet des discussions pas toujours faciles ce mercredi soir pour les participants au sommet. On attend le discours du président français François Hollande, ensuite les dirigeants africains et européens se mettront au travail à huis clos pour leur première réunion avant d’entamer leur dîner de travail. Mais s’il est clair qu’aujourd’hui l’objectif est identique, pour l’instant les moyens d’y parvenir ne sont pas totalement partagés.

    Des son arrivée à Malte, le président français a appelé l'aide européenne au développement en Afrique au coeur de la lutte contre les migrations. Ceux qui meurent en mer aujourd’hui sont le plus souvent des Africains, même s’il y a aussi des Syriens et des Irakiens qui ont aussi été victimes de passeurs, a souligné François Hollande. Le président français qui a rappelé les principaux objectifs du sommet : « C’est à la fois montrer une politique de développement, une capacité à accueillir celles et ceux que nous considérons comme étant l’avenir de l’Afrique et faire que ceux qui ne sont pas en situation de pouvoir rester dans notre pays ou en Europe puissent revenir rapidement et dans des conditions dignes. »

    Peu de discours avant l'ouverture officielle du sommet

    C’est vers 15h00 que les chefs d’Etat et de gouvernement, mais aussi les dirigeants des institutions européennes étaient arrivés l’un après l’autre vers sous le soleil méditerranéen de Malte, indique notre envoyé spécial Léonard Vincent. Ils ont emprunté le tapis rouge qui mène à l’Auberge de Castille où ils ont été accueillis par le Premier ministre maltais Joseph Muscat. Il y a eu peu de déclarations. Le président ivoirien Alassane Ouattara s’est fendu d’une courte déclaration en anglais. Le président sénégalais Macky Sall et le chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou ont simplement dit un mot aux journalistes. Il faut prendre le problème à sa racine, a dit le président nigérien. « Les Africains peuvent beaucoup faire, cette crise doit être résolue ensemble entre pays d’origine et pays de transit et pays de destination des migrants. Il faudra que tous ensemble nous analysions les raisons profondes des migrations. »

    « A notre sens, a poursuivi le président nigérien, les raisons profondes sont le défi de démocratie dans certains pays d’origine, la pauvreté, les inégalités, l’insécurité. Dans un certain nombre de pays ce sont ces causes profondes qu’il faut résoudre. »

    Un accord spécifique de l'UE avec l'Ethiopie doit ainsi être annoncé à La Valette. Le Soudan, important pays de transit de migrants vers l'Europe, a aussi demandé de l'aide pour faire face aux trafics des passeurs, un terrible fléau.

     

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