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    Europe

    Violences de Cologne: Pegida dans la rue contre les étrangers

    media Des partisans du mouvement anti-immigration Pegida manifestent à Cologne, le 9 janvier 2016. REUTERS/Wolfgang Rattay

    L'extrême droite allemande était dans la rue ce samedi 9 janvier 2016 à Cologne, théâtre d'une vague d'agressions lors de la soirée du Nouvel An. Alors que le mouvement anti-islam Pegida assurait ne pas vouloir instrumentaliser les viols et les violences de la Saint-Sylvestre, il s'est réuni devant la gare où ont eu lieu les faits.

    La manifestation d'extrême droite a été dispersée dans l'après-midi après que des heurts ont éclaté avec les forces de l'ordre. Ciblés par des jets de bouteilles et de pétards, les policiers ont répliqué en utilisant du gaz lacrymogène et des canons à eau, mettant fin au rassemblement.

    Plusieurs centaines de partisans du mouvement anti-immigration s'étaient réunis en début d'après-midi aux abords de la cathédrale de Cologne, dans l'ouest de l'Allemagne, où a eu lieu lors de la nuit de la Saint-Sylvestre une série d'agressions, notamment sexuelles, dont la plupart des auteurs identifiés étaient selon la police des réfugiés ou des immigrés illégaux.

    Les réfugiés et Angela Merkel dans le viseur des manifestants

    Dans le viseur, les réfugiés. Le slogan de bienvenue aux migrants « refugees welcome », a ainsi été transformé en « Rapefugees not welcome » (réfugiés violeurs) ne sont pas les bienvenus. Mais les militants de Pegida s'en sont aussi pris à la chancelière, aux cris de « Angela Merkel est devenue un danger pour notre pays, elle doit partir ».

    L'appel à manifester a été lancé par les Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident (Pegida). D'après la police, environ 1 700 personnes ont répondu présent. Face à eux, séparés par quelque 2 000 policiers, plus de 1 300 contre-manifestants s'étaient rassemblés sous le slogan : « Non à la haine raciste, non à la violence sexuelle ».

    Plus tôt dans la journée, plusieurs centaines de femmes s'étaient déjà réunies devant le cathédrale. Sifflets à la bouche et casseroles à la main, elles étaient venues dire avec leurs pancartes « Non à la violence contre les femmes, que ce soit à Cologne, à la fête de la bière ou dans la chambre à coucher ».

    Récupération politique

    Pegida a beau affirmer ne pas vouloir instrumentaliser les événements de Cologne, survenus durant la nuit de la Saint-Sylvestre, cela y ressemble beaucoup, analyse notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Le mouvement anti-islam a obtenu le soutien du mouvement populiste de droite Pro NRW, qui a déjà organisé une très modeste manifestation cette semaine.

    Le mouvement populiste Alternative pour l’Allemagne, qui espère marquer des points lors des trois élections régionales de la mi-mars, exploite aussi les événements de Cologne. Sa présidente a comparé ces violences aux viols de masse commis à la fin de la guerre par les soldats soviétiques.

    Au total, 379 plaintes ont été déposées suite à ces violences. Quarante pour cent d'entre elles sont liées à des violences sexuelles, a indiqué la police.

    Chronologie et chiffres clés
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