GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 27 Août
Dimanche 28 Août
Lundi 29 Août
Mardi 30 Août
Aujourd'hui
Jeudi 1 Septembre
Vendredi 2 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Turquie: explosion meurtrière à Sultanahmet, au cœur d'Istanbul

    media L'esplanade est bouclée par les forces de l'ordre, après l'explosion survenue ce mardi 12 janvier dans le quartier de Sultanahmet, près de la Mosquée bleue et de Sainte-Sophie, à Istanbul. REUTERS/Kamal Aslan

    Une puissante explosion s'est produite ce mardi 12 janvier 2016 dans le centre touristique d'Istanbul, à Sultanahmet, tout près de la Mosquée bleue et du musée Sainte-Sophie. Il y a au moins 10 morts, dont huit Allemands, et 15 blessés. Le Premier ministre déclare que le kamikaze, un Syrien né en 1988, est un jihadiste du groupe Etat islamique.

    L'attentat meurtrier survenu ce mardi matin a touché un lieu extrêmement symbolique au cœur d'Istanbul : l'ancien hippodrome de Constantinople à Sultanahmet, quartier le plus touristique de la ville, tout près de l'ancienne basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue, sur la rive européenne. Selon notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette, l’explosion a été ressentie à des kilomètres à la ronde, jusqu'au quartier d'Üsküdar, de l’autre côté du Bosphore sur la rive asiatique de la ville.

    Sirènes hurlantes, les ambulances ont très vite convergé en provenance des quatre coins de la partie européenne d'Istanbul, notamment de la place Taksim, d'où plus d’une dizaine de véhicules sont partis. D'autres sont ensuite repartis de Sultanahmet en direction des hôpitaux. Le quartier de Sultanahmet a été bouclé par les forces de l'ordre et des hélicoptères ont été dépêchés sur place.

    La plupart des victimes sont des Allemands

    Les médias turcs ont d'abord évoqué des blessés, mais l'explosion a bel et bien fait des morts. Principalement des étrangers. Dans l'après-midi, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a contacté la chancelière Angela Merkel pour lui annoncer que la plupart des personnes décédées étaient en fait des ressortissants allemands. Le ministère allemand des Affaires étrangères a recommandé à ses ressortissants d'éviter les sites touristiques d'Istanbul. La diplomatie norvégienne a indiqué qu'un de ses ressortissants figurait également parmi les victimes.

    Aux abords de l'esplanade, après l'explosion, les regards des touristes étaient hagards. Mais la vie a cependant repris ses droits en fin de matinée et les discussions allaient bon train (voir le témoignage recueilli par RFI en bas de cet article). L'information a tourné très rapidement sur les réseaux sociaux. Les critiques commencent à poindre, certains dénonçant une sécurité insuffisante à Sultanahmet.

    L'œuvre d'un kamikaze syrien, selon le pouvoir

    Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a tenu une réunion de crise à Ankara ce mardi matin, avec le ministre de l'Intérieur et le chef des renseignements notamment. Selon le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus, les autorités du pays ont identifié l'auteur de l'attaque, un kamikaze décrit comme un Syrien né en 1988. Dans une brève déclaration télévisée, Ahmet Davutoglu a affirmé qu'il s'agissait d'un jihadiste du groupe Etat islamique. Un peu plus tôt, lors d'un discours public, le président de la République avait lui-même condamné un « attentat-suicide ».

    Par le passé, le mythique quartier de Sultanahmet a déjà été la cible d’une attaque terroriste. En janvier 2015, une kamikaze s'était fait exploser devant un poste de police du quartier, blessant deux agents des forces de l'ordre. L'attentat avait été revendiqué par une organisation d'extrême gauche, mais les autorités avaient ensuite évoqué l'existence de liens entre la kamikaze et des mouvements islamistes, rappelle Reuters.

    « La Turquie est la première cible »

    La Turquie vit depuis plusieurs mois en état d'alerte, depuis le double attentat-suicide qui a fait 103 morts le 10 octobre devant la gare centrale d'Ankara, la capitale du pays. Cette attaque, la plus meurtrière jamais survenue sur le sol turc, avait été attribuée par les autorités au groupe Etat islamique. « La Turquie est la première cible de toutes les organisations terroristes actives dans la région », a rappelé Recep Tayyip Erdogan ce mardi sans pointer un groupe en particulier.

    Accusé de complaisance avec les rebelles radicaux syriens, le gouvernement islamo-conservateur de Turquie a rejoint l'été dernier la coalition internationale contre le groupe Etat islamique. Ce mardi, plusieurs responsables turcs ont pointé Daech du doigt, après l'attaque de Sultanahmet. « La France, la Turquie, tous les pays qui sont attaqués par le terrorisme doivent être solidaires et mettre en place tous les moyens indispensables pour lutter contre la menace », a réagi le Premier ministre français Manuel Valls ce mardi.


    ■ Témoignage

    Huseyin est commerçant. Il travaille à 300 mètres du lieu de l'explosion. « Aujourd’hui, vers 10h20, un homme qui portait une bombe est venu sur la place Sultanahmet, confie-t-il à RFI. C’est un quartier historique, il y a une fontaine allemande et une colonne égyptienne, juste derrière la Mosquée bleue. Et il y avait un groupe de touristes allemands qui écoutaient leur guide leur expliquer l’histoire des monuments. Un homme s’est précipité vers eux et a fait exploser sa bombe. Tout le monde a été touché. »

    « C’était une explosion très, très forte, ajoute Huseyin. On l’a entendue de très loin. Ça a créé une panique, les gens s’enfuyaient, les transports ont été arrêtés, la police a fermé la zone, ils ont emmené les blessés et les morts à l’hôpital. C’est vraiment une tragédie. Ce sont des attaques terroristes. Vraiment, on est contre, particulièrement les commerçants. Moins de gens viennent dans ce pays, vous savez ? Même financièrement, économiquement, cela ruine les gens. »

    La police sécurise la zone où a eu lieu l'explosion, près de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue, le 12 janvier 2016. Reuters

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.