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Nissan réclame 83 millions d'euros à Carlos Ghosn, son ex-PDG

L'ancien président de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, lors d'une conférence de presse au Syndicat de la presse libanaise à Beyrouth, le 8 janvier 2020.
L'ancien président de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, lors d'une conférence de presse au Syndicat de la presse libanaise à Beyrouth, le 8 janvier 2020. REUTERS/Mohamed Azakir

Le constructeur automobile japonais Nissan a porté plainte au civil au Japon contre Carlos Ghosn, l'ancien patron de l'Alliance Nissan Renault, pour fautes et activités frauduleuses. Nissan réclame un dédommagement de 90 millions de dollars, soit 83 millions 400 000 euros.

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La note pourrait encore grimper, Nissan prévenant que le montant de la réclamation en « dommages et intérêts » devrait augmenter à l'avenir.

Nissan s'appuie sur les résultats d'un audit interne publié en septembre et qui révèle que le patron de l'alliance avait utilisé 27 millions de dollars d'une filiale de Nissan pour acheter des résidences à Beyrouth et Rio de Janeiro uniquement pour son usage personnel.

►À lire aussi : Devant la presse, Carlos Ghosn dénonce une «campagne orchestrée» contre lui

Nissan accuse également Carlos Ghosn d'avoir versé à sa sœur 750 000 dollars pour un contrat fictif de consultante, mais aussi d'avoir fait don de deux millions de dollars de fonds de l'entreprise à des universités au Liban, sans justification commerciale, ou encore d'avoir utilisé des avions du groupe à titre personnel. Nissan complète l'addition par les frais liés à l'enquête interne menée sur les activités de son ancien patron.

Une procédure dans les îles vierges britanniques

Par ailleurs, le groupe a lancé une procédure contre Carlos Ghosn dans les Îles Vierges britanniques. Nissan accuse son ancien PDG d'avoir procédé à des montages financiers via la société « Beauty Yatchs », dirigée par son épouse Carole Ghosn. Montage qui lui aurait permis d'acheter un bateau de plaisance pour 12 millions d'euros.

Cette plainte intervient quelques jours après l'ouverture d'une procédure déclenchée aux Pays-Bas par Carlos Ghosn, qui pour l'instant réclame 15 millions d'euros d'indemnités à Nissan et Mitsubishi Motors, une entité enregistrée aux Pays-Bas. Il les accuse d'avoir enfreint le Code du travail en vigueur dans ce pays.

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