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Coronavirus: des mesures prises pour les professionnels du tourisme en France

L'épidémie de coronavirus pourrait faire perdre sur trois mois 40 milliards d'euros à la filière touristique française, a estimé le gouvernement français.
L'épidémie de coronavirus pourrait faire perdre sur trois mois 40 milliards d'euros à la filière touristique française, a estimé le gouvernement français. REUTERS/Gonzalo Fuentes

La récession de l’économie française pourrait s'aggraver à -3,1%, estime l'assureur crédit Euler Hermes. Le ralentissement serait d'autant plus marqué si les dispositions de confinement qui pénalisent les dépenses sont prolongées. C’est particulièrement le cas pour ce qui est de la fréquentation touristique. Les professionnels du tourisme sont inquiets.

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Face à de nombreuses annulations de vols, de voyages ou de séjours, le secteur du tourisme est touché de plein fouet par la pandémie de Covid-19. En France, les pertes pourraient aller jusqu'à 40 milliards d'euros pour une filière qui fait vivre près de deux millions de personnes dans l'ensemble du pays. Conscient de l’importance de ce secteur, qui génère 170 milliards d'euros de recettes chaque année, le gouvernement propose plusieurs mesures de soutien, avec le concours notamment de la Banque publique d'investissement, la BPI, a déclaré mardi à la presse Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères.

Bpifrance, interlocuteur avec les banques

Les mesures d’accompagnement économique déjà prises par le gouvernement ont été « unanimement saluées par l’ensemble de la filière », s’est réjoui Jean-Baptiste Lemoyne. Il avait rencontré un peu plus tôt dans la matinée les représentants du secteur de tourisme. Ont été présents à cette réunion téléphonique, entre autres : ATOUT France, Alliance France Tourisme, mais aussi les représentants des banques (Caisse des dépôts et consignations, Bpifrance, CCI France), des collectivités territoriales, des organisations syndicales ou encore les différents acteurs de la filière à commencer par l’hôtellerie-restauration, en passant par les entreprises d’animation culturelle et sportive, aux représentants du commerce et du transport.

Ces mesures ont et votées en urgence par le Parlement. Il s’agit notamment des 45 milliards d’euros d’aides à travers le report ou l’annulation d’échéances fiscales et sociales. Le fonds de solidarité a été également mis en place pour aider les PME ou les indépendants. L'État va aussi garantir 300 milliards de prêts aux entreprises. Sur ce dernier point, le secrétaire d’État a rappelé que les entreprises font la demande de prêt auprès de leur banque, qui fera un examen du dossier et le transmettra à Bpifrance. Cette dernière joue un rôle de pivot avec les banques pour les entreprisesqu’elles soient petites, moyennes ou de grands groupes. La situation est très dramatique. Bpifrance reçoit 6 000 demandes par semaine. Et 12% de ses demandes concernent l’hôtellerie-restauration.

Les indépendants à l’arrêt

Les représentants de la filière touristique ont souligné qu’il était important de soutenir les indépendants et les non-salariés. La crise sanitaire est pour eux synonyme de perte sèche. Ces indépendants risquent des faillites. Des conférenciers culturels, des propriétaires de chambres d’hôtes peuvent compter sur ce fonds de solidarité qui se met en place. Des aides allant jusqu’à 20 milliards d’euros par mois auxquelles ils peuvent prétendre leur permettront de faire face à des problèmes de trésorerie en cette période d’inactivité subie, a précisé Jean-Baptiste Lemoyne.

Tout cela a pour but de préparer un rebond du tourisme une fois le confinement levé, a assuré le secrétaire d’État. Mais « le tourisme va évoluer et désormais le Français qui part en vacances voudra avoir vraiment des garanties sur sa capacité à avoir accès aux soins, à vérifier que l'endroit où il va est bien préservé […] et qu'il y aura un regain pour le tourisme national, pour la découverte de tout ce patrimoine et ces terroirs qui font la richesse de la France », a-t-il ajouté. Pour les voyages annulés durant la pandémie, les avoirs qui seront remis par les entreprises de tourisme auront une validité de 18 mois et ne pourront être remboursés qu'au-delà de cette période.

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