Accéder au contenu principal

Coronavirus: les dividendes de la France sous surveillance

Le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse alors que la propagation du Covid-19 se poursuit, à Paris, le 25 mars 2020.
Le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse alors que la propagation du Covid-19 se poursuit, à Paris, le 25 mars 2020. Francois Mori/Pool via REUTERS

Les actionnaires des grands groupes peuvent-ils traverser la crise du coronavirus sans faire le moindre sacrifice de leurs revenus ? La pression monte en tout cas pour que les dividendes ne soient pas versés. En France, l’exécutif envisage de demander aux groupes où il est actionnaire de renoncer aux dividendes de 2019. Plusieurs grands groupes ont joué le jeu. D’autres traînent des pieds.

Publicité

En France, le syndicat CFDT a remis la question sur le tapis par une lettre demandant aux entreprises de renoncer aux dividendes en solidarité avec les nombreux salariés qui eux doivent s’adapter dans des conditions parfois difficiles. Le gouvernement envisage un projet de loi pour empêcher les entreprises de cumuler mesures fiscales de soutien et versement de dividendes. Certains groupes ont déjà renoncé pour préserver leur trésorerie, tels que Airbus, JCDecaux, Autogrill, le groupe Auchan et depuis ce vendredi 27 mars le motoriste Safran.

Dans ce dernier groupe, l’État français est actionnaire. Comme chez ADP, Air France-KLM, EDF, Engie, Renault et d’autres. Le gouvernement entend tous leur demander de suspendre le versement, quand bien même l’État devrait alors renoncer lui-même à 2 milliards d’euros cette année. Chez l’énergéticien Engie, le président Jean-Pierre Clamadieu demande un peu de temps pour prendre la décision la plus sage.

Cette résistance est aussi visible chez les banques. BNP Paribas a indiqué qu’elle maintenait les versements prévus. Pourtant, si un secteur est dans le collimateur, ce sont bien les banques qui bénéficient du plus large soutien en ce moment, notamment de la part de Bruxelles. La fédération bancaire de l’Union européenne, lobby du secteur, a même appelé ses adhérents à suspendre le versement des dividendes. La BCE demande aux banques de la zone euro de ne pas distribuer de dividendes au moins jusqu'en octobre.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.