Accéder au contenu principal

Coronavirus: l'industrie automobile mondiale en chute libre

Une ligne d'assemblage de l'usine Volkswagen de Palmela au Portugal (image d'illustration).
Une ligne d'assemblage de l'usine Volkswagen de Palmela au Portugal (image d'illustration). REUTERS/Rafael Marchante

Parmi les principales victimes économiques du Covid-19 figure le marché automobile, touché de plein fouet. Le marché français encaisse une chute historique. Les constructeurs devront s’armer de patience. Partout dans le monde, le tableau est sombre.

Publicité

Les livraisons de voitures neuves ont plongé de 72,2 % sur l'ensemble du mois de mars. Et pour cause : le confinement de la population décrété en France il y a deux semaines empêche quasiment toute vente. Comme tous les commerces qualifiés de « non essentiels », les concessions automobiles sont fermées. Résultat, moins de 63 000 voitures ont été immatriculées en mars, contre près de 226 000 sur la même période de l'année dernière.

L’effondrement du secteur mondial

Les prévisions pour les prochains mois sont très mauvaises. Cette crise sanitaire devrait peser durablement sur l'industrie automobile avec moins 20 % de ventes attendues sur l'année. Cet effondrement touche non seulement les groupes français, mais aussi leurs concurrents étrangers dans l'Hexagone. Le groupe allemand Volkswagen chute de près de 79 %. C'est à peine moins catastrophique pour BMW et Daimler-Mercedes. Pour l'automobile, le tableau est sombre partout. Ce n'est guère mieux dans les autres grands pays de production.

Au Japon, l'effondrement du marché a commencé il y a six mois. Mais là où Nissan et Mitsubishi, partenaires de Renault, poursuivent leur descente aux enfers avec respectivement 32 % et 49 % de baisse, Toyota limite les dégâts avec seulement 3 %. Dans le monde, le mois d'avril s'annonce dramatique, quasiment tous les constructeurs japonais ayant stoppé net leur production. Tout le monde pourrait y laisser les plumes. L'agence Moody's prévoit pour 2020 un recul du marché de 21 % en Europe, de 15 % aux Etats-Unis, de 10 % en Chine et de 8 % au Japon.

La production automobile à l'arrêt

Que ce soit en Chine, en Europe ou aux Etats-Unis, les usines sont fermées. Face à ces arrêts forcés, certains constructeurs comme l'américain General Motors se sont mis à fabriquer des pièces pour les respirateurs artificiels. En France, PSA et Renault participent à l'effort national. C'est aussi le cas de certains équipementiers, comme Valéo. Toutes ces entreprises seront en plus privées de leur grand rendez-vous annuel, le Mondial de l'automobile, prévu en octobre à Paris et annulé par les organisateurs, du moins sous sa forme habituelle.

Reste la question du redémarrage des usines après le confinement. Tout le monde y pense déjà. En France, on l'espère pour la fin de ce mois d'avril. L'idée, émise notamment chez PSA, se heurte pour l'instant à l'opposition des syndicats, au nom de la santé des salariés. Des discussions sont en cours.

L'espoir pourrait venir de Chine. Sur le premier marché automobile mondial, les usines peinent à redémarrer après plus d'un mois de paralysie. Afin de permettre aux constructeurs automobiles gravement affectés par la pandémie de relancer leurs ventes, le gouvernement central envisage actuellement d'assouplir les quotas sur la production de voitures électriques. Ce dispositif serait toutefois temporaire. Parallèlement, Pékin pourrait également repousser de six mois l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi sur les émissions de particules fines. Cette loi pousse Tesla, Volkswagen, General Motors, Toyota, Geely et d'autres à accélérer leur production de véhicules propres, mais chers, au détriment de voitures thermiques plus rentables.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.