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Coronavirus: un nouveau plan à 100 milliards d’euros pour l’économie française

Le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse à Paris, le 25 mars 2020.
Le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse à Paris, le 25 mars 2020. Francois Mori/Pool via Reuters

Alors que la France prévoit une chute vertigineuse de son PIB et une explosion de son déficit public en 2020, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics en charge du Budget, ont présenté les grandes lignes de leur nouveau plan de soutien… qui pourrait encore évoluer à l’avenir, en fonction de l’évolution de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19.

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Les chiffres sont démesurés et les références inquiétantes : chute du produit intérieur brut (PIB) français estimée à 6% en 2020, déficit public qui pourrait être porté à 7,6% et une dette à 112% cette année, entrée en récession au premier trimestre… Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a même redouté, en début de semaine, une récession comme le pays n’en n’a plus connu « depuis 1945 ». Les conséquences de la pandémie de coronavirus et du confinement instauré en France depuis le 17 mars sont désastreuses pour l’économie.

L’enveloppe a plus que doublé

Bruno Le Maire et le ministre de l’Action et des Comptes publics en charge du Budget, Gérald Darmanin, ont donc présenté, jeudi 9 avril, un nouveau plan d’urgence de soutien aux entreprises. Au départ fixée à 45 milliards d’euros, l’enveloppe a plus que doublé, passant à 100 milliards d’euros dans cette nouvelle mouture du budget rectificatif, qui sera examinée en Conseil des ministres mercredi 15 avril.

« Des inconnues demeurent et cette prévision peut encore évoluer, notamment s'agissant de la durée du confinement et des modalités de sortie », a déclaré Bruno Le Maire dans un entretien accordé au quotidien Les Échos. Des moyens encore plus importants seront donc alloués aux dispositifs déjà prévus comme le report des charges, le chômage partiel et le fonds de solidarité pour les très petites entreprises.

Les baisses d’impôts sont maintenues… pour l’instant

Les dépenses « exceptionnelles » dédiées à la santé vont aussi augmenter significativement, passant de 2 à 7 milliards d'euros. Concernant l’après-crise sanitaire, Bruno Le Maire estime qu’il est trop tôt pour détailler un plan de relance, d’autant plus que le déconfinement n’est pas encore à l’ordre du jour. Mais ce plan devra répondre à trois priorités : encourager l’investissement, soutenir spécifiquement les secteurs les plus touchés comme l’aviation ou l’hôtellerie-restauration, et coordonner les mesures au niveau européen. À ce sujet, l’accord finalement trouvé par les ministres des Finances des pays de l’UE sur une réponse économique commune est un signal encourageant.

Enfin, à propos de la politique fiscale, il n’est pas question pour l’instant de revoir la copie. Les baisses d’impôts prévues pour l’année prochaine avant le début de la crise sanitaire et économique sont maintenues… pour l’instant. Interrogé par Europe 1 vendredi 10 avril, Bruno Le Maire a assumé les choix opérés : « Entre des milliers de faillites et la dette, nous avons choisi la dette ». Une dette que le ministre veut « provisoire » et que la France devra « réduire » le plus rapidement possible. « Il faudra faire des efforts », a-t-il indiqué.

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