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Allemagne: accord entre le gouvernement et Lufthansa sur un plan de sauvetage

Le ministre allemand de l'Economie, Peter Altmaier, et le secrétaire d'État au ministère de l'Économie Ulrich Nussbaum arrivent pour une conférence de presse sur le plan de sauvetage de la compagnie aérienne Lufthansa, à Berlin, le 25 mai 2020.
Le ministre allemand de l'Economie, Peter Altmaier, et le secrétaire d'État au ministère de l'Économie Ulrich Nussbaum arrivent pour une conférence de presse sur le plan de sauvetage de la compagnie aérienne Lufthansa, à Berlin, le 25 mai 2020. Markus Schreiber/Pool via REUTERS

L’Allemagne s'est mis d'accord avec la principale compagnie aérienne Lufthansa sur un plan de sauvetage de 9 milliards d’euros. 

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut 

La compagnie aérienne Lufthansa a énormément souffert de la réduction drastique du trafic aérien pour cause d’épidémie de coronavirus. Elle perdait, d'après sa direction, un million d'euros par heure. Ses réserves de trésorerie ne pouvaient pas suffire pour tenir jusqu'à un retour à la normale. Le gouvernement allemand comme d'autres pays européens va soutenir la compagnie aérienne.

En France ou en Italie, il aura fallu quelques jours pour mettre un tel plan de sauvetage sur pied. En Allemagne, d’âpres négociations ont duré près de deux mois. A l’arrivée, Lufthansa, privatisée en 1997, va bénéficier d’un soutien public de neuf milliards d’euros. Pour un tiers, il s’agit d’un prêt. Le reste est une participation de l’Etat de 20% dont ce dernier compte se dessaisir dès que la situation financière de l’entreprise le permettra. Le gouvernement disposera de deux membres au conseil de surveillance du groupe mais y nommera des experts. Berlin ne souhaite pas influer sur les décisions stratégiques de Lufthansa. 

Ce soutien public a toutefois des conséquences pour la société. Les rémunérations de ses dirigeants et les dividendes aux actionnaires seront encadrés. Des engagements écologiques seront exigés notamment lors du renouvellement de la flotte. En revanche, des liaisons intérieures ne devraient pas être supprimées. 

Ce plan doit encore être entériné par les actionnaires et la Commission européenne. Cette dernière pourrait imposer à Lufthansa d’abandonner des créneaux de décollage et d'atterrissage. La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé lors d’une réunion des instances dirigeantes de son parti vouloir se battre pour défendre le statu quo
 

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