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Football/CAN 2012

Henri Michel en Guinée Equatoriale pour une « mission commando »

Henri Michel va endosser pour la huitième fois le costume de sélectionneur.
Henri Michel va endosser pour la huitième fois le costume de sélectionneur. GettyImages

Henri Michel a été nommé vendredi 9 décembre sélectionneur de la Guinée Equatoriale, co-organisatrice de la CAN 2012. Après la France, le Cameroun, le Maroc (deux fois), les Emirats, la Tunisie et la Côte d'Ivoire, le Français va diriger une sélection qui n'a jamais disputé une phase finale.

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propos recueillis par Christophe Jousset

Alors, ça y est vous voilà de nouveau sélectionneur, Henri Michel ?
Oui depuis aujourd’hui (Ndlr vendredi). Je savais que la Guinée Equatoriale organisait la prochaine Coupe d’Afrique des Nations et je me suis dit que c’était un défi à relever. Même si c’est un challenge difficile, j’avais envie de le relever. La Guinée Equatoriale part d’un niveau très bas. Je veux apporter mon expérience pour les faire progresser. L’objectif pour les responsables de la fédération, c’est d’abord faire une belle Coupe d’Afrique des Nations et ensuite de passer le premier tour. C’est un objectif haut placé mais on va tout faire pour y arriver.

Comment s’est passé le contact ?
Par Monsieur Ernest Fernando. Je suis venu ici à Malabo parce que je voulais voir un peu le pays car je ne me rendais pas bien compte de ce que ça représentait. Je suis donc venu voir et j’ai rencontré les gens. Le contrat s’est fait facilement et aisément.

CAN 2012 / les éliminatoires

C'est quand même un pays moins prestigieux que vos précédentes missions. Celle-ci ne ressemble à aucune autre...
C’est vrai qu’il n’y a rien de comparable. D’abord, c’est un football amateur. Il y a quelques joueurs qui évoluent dans des divisons inférieures à l’étranger. Dans un premier temps, il y a une évaluation et un travail à faire sur place. Et puis après, il faut se diriger vers les « étrangers » pour essayer de constituer un groupe d’une trentaine de joueurs qui peuvent être compétitifs avec une touche finale pour la CAN 2012. On a un an. Ce n’est pas beaucoup mais c’est quand même un bon laps de temps. On doit pouvoir les faire progresser.

Le repérage des expatriés va se faire essentiellement en Espagne et au Portugal ?
Oui surtout Espagne. Et un ou deux joueurs au Portugal. Mais la majorité est en Espagne. Cela m’amènera peut-être à faire un stage en Espagne avec, comme finalité, un match amical là-bas. C'est encore un peu tôt pour le dire mais cela entre dans ma vision des choses et dans mes plans à venir. Mais s’il y a des joueurs en France, je ne me priverai pas d’y venir !

Vous avez l’impression que tout est à construire ?
Déjà quand on voit le pays... Il est en pleine évolution, en pleine construction, en plein boom. Là, ça va être la même chose. Quand on regarde le classement FIFA, on est 167e derrière le Pakistan. Cela montre le chemin qui reste à parcourir dans un laps de temps qui peut paraitre long mais qui sera, en fait, très court.

C’est quand même un peu une mission commando ?
Oui on peut dire que c’est une mission commando car il y a tellement de choses à faire, tellement de choses à préparer, tout en faisant progresser des gens qui ne sont pas habitués aux règles du professionnalisme et autres. Il faut faire passer ce message-là, en espérant qu’il soit entendu et écouté afin que l’on puisse travailler dans les meilleures conditions possibles.

Vous avez amené la Côte d’Ivoire en finale de la CAN en 2006. Là, ce sera une toute première participation à la CAN pour les Equato-guinéens...
Oui c’est énorme et c’est l'aspect du challenge qui m’intéresse. C'est vrai qu’il y a des dangers mais qui ne tente rien n’a rien. On va essayer de montrer une bonne image du football, de ce pays et essayer de passer le premier tour.

On n’avait pas trop entendu parler de vous ces derniers mois. Le terrain vous manquait ?
Dernièrement, j’étais au Raja de Casablanca où j’étais allé donner un coup de main à mon ami, le président Hanat. Je lui ai fait toute la préparation. Et puis j’ai vu qu'au bout de trois ou quatre matchs, les mentalités ne changeaient pas. Donc j’ai dit au Président : « maintenant je passe la main ». On s’est dit « au revoir et merci » mais on est resté amis.

Vous êtes en poste pour combien de temps exactement à Malabo ?
Je dois rester jusqu’à la fin de la CAN 2012. Et plus longtemps, si les choses si les choses se passent bien.
 

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