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Football / CAN 2012

Une CAN 2012 pleine de surprises

Le Zambien Emmanuel Mayuka après la finale de la CAN 2012 à Libreville.
Le Zambien Emmanuel Mayuka après la finale de la CAN 2012 à Libreville. REUTERS/Louafi Larbi

La Coupe d'Afrique des nations de football s'est achevée ce dimanche 12 février 2012 à Libreville avec la victoire de l'équipe de Zambie face à celle de Côte d'Ivoire. Un sacre à l'image de cette CAN 2012 : pleine de surprises du premier jour des éliminatoires au soir de la finale. Bilan d'une compétition globalement réussie au Gabon et en Guinée équatoriale.

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Il y aura eu des surprises de bout en bout durant cette CAN 2012 : du premier match des éliminatoires (victoire 1-0 du Botswana en Tunisie, le 1er juillet 2010) au sacre inattendu de la Zambie face à la Côte d’Ivoire (0-0 après prolongation, 8 tirs au but à 7), ce 12 février 2012 à Libreville. Bilan.

Des favoris au tapis

Le Sénégalais Démé Ndiaye.
Le Sénégalais Démé Ndiaye. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Quatre équipes avaient la faveur des pronostics avant cette CAN 2012 : la Côte d’Ivoire, le Ghana et, à un degré moindre, le Maroc et le Sénégal. Les Ivoiriens sont arrivés en finale avec un football efficace mais sans saveur. Les Ghanéens ont employé les mêmes recettes mais se sont heurtés à la Zambie en demi-finale. Quant aux Marocains et aux Sénégalais, ils ont été éliminés dès le premier tour sans briller. Les Lions de la Téranga sont même repartis avec trois défaites en trois matches.

Des Panthères et un Nzalang nacional au rendez-vous

Les Sénégalais et les Marocains ont eu la malchance de tomber dans les poules des équipes hôtes de cette CAN 2012. La Guinée équatoriale, 151e nation au classement Fifa, a créé la sensation grâce à sa cohorte de joueurs naturalisés. Le parcours du Nzalang s’est achevé en quarts de finale face à une Côte d’Ivoire réaliste. Les Gabonais, eux, auraient pu atteindre le dernier carré pour la première fois de leur histoire mais ils sont tombés sur un Mali solide et finalement 3e du tournoi.

Un niveau de jeu moyen

Dans l’ensemble, le niveau de jeu n’a pas été élevé avec un total de 76 buts marqués (2,37 par match). La faute, sans doute, aux absences de l’Egypte et du Cameroun. Seules les équipes de Zambie, de Tunisie, du Maroc et de Guinée ont produit un football de qualité et attrayant. D’autres ont surtout régalé le public par leur générosité à l’image de Gabonais renversants face au Maroc (3-2).

Des stades rarement pleins

Des supporters maliens lors de Mali-Botswana à Libreville.
Des supporters maliens lors de Mali-Botswana à Libreville. REUTERS/Thomas Mukoya

Les spectateurs ont répondu présent lorsque les équipes hôtes jouaient et lors de la finale. Le reste du temps, l’ambiance était un peu fade. L’absence de grandes figures (Samuel Eto’o, Emmanuel Adebayor, Michael Essien, etc.), une tradition de football moins forte au Gabon et en Guinée équatoriale, des tarifs d’entrée très élevés pour certains matches, le peu de touristes venus, expliquent ce phénomène. Les éliminations gabonaise et équato-guinéenne en quarts de finale ont également fait du mal aux affluences. Le Président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, a justement souligné qu’aucune force ne peut obliger les gens à venir au Stade. La CAF et les futurs comités d’organisation devront toutefois réfléchir à des parades supplémentaires pour éviter que les stades soient parfois vides.

Une coorganisation réussie…

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La CAF devrait par ailleurs adresser un énorme satisfecit au Gabon et à la Guinée équatoriale. Elle avait félicité le Ghana et le Nigeria en 2000 pour une coorganisation qui n’en était pas une et avait adressé un 18/20 à l’Angola malgré un accueil médiocre. Les Gabonais et les Equato-guinéens ont, eux, joué à fond et avec réussite la carte du partage avec des visas communs et des navettes entre les quatre sites du tournoi (Bata, Malabo, Libreville et Franceville). Une CAN sous le signe de l’amitié entre les peuples africains et sous le signe de la lutte contre le sida.

…mais inégale

Reste que l’organisation a été inégale d’une ville, ou plutôt d’un pays à l’autre. A Libreville, le niveau a été excellent et à Franceville, il a été très satisfaisant. Le Gabon a peut-être réussi la meilleure organisation de l’histoire de la Coupe d’Afrique. A Bata et à Malabo, les infrastructures étaient bonnes mais la tradition d’accueil et de tourisme est inexistante. Comme l’Angola, la Guinée équatoriale n’est pas encore une terre d’accueil. De manière générale, les pays pétroliers choisis par la CAF restent difficiles d’accès aux visiteurs africains. Obtenir un visa n’est pas si simple et les tarifs sont trop élevés. Le problème ne sera pas réglé en 2013 puisque la prochaine CAN aura lieu en Afrique du Sud, pays à la vie chère.

De notre envoyé spécial à Libreville

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