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Football / Italie

Kevin Constant sort sous les cris racistes

Le Guinéen Kevin Constant, nouvelle victime du racisme dans les stades italiens.
Le Guinéen Kevin Constant, nouvelle victime du racisme dans les stades italiens. AFP PHOTO ALEXANDER KLEIN

Le football italien a vécu mardi 23 juillet une nouvelle soirée de tension par la faute de supporters racistes. Comme le Ghanéen Kevin-Prince Boateng en début d'année, le défenseur guinéen Kevin Constant a quitté la pelouse, excédé par les cris racistes à Reggio d'Émilie, dans le Nord de l'Italie, où son club le Milan AC affrontait le Sassuolo, club promu en Série A.

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Le Trophée Tim est un de ces nombreux tournois d'été qui permettent aux clubs italiens de parfaire leur mise au point pour la saison à venir. Hélas, s'il fait parler de lui, c'est moins pour les performances des trois clubs qui y participent : le Milan AC, la Juventus et le promu Sassuolo, fierté de cette cité de 40.000 habitants de la province de Modène, promu pour la première fois en Série A après avoir remporté le championnat de Série B.

Il était près de minuit à Reggio d'Émilie lorsque les supporters de Sassuolo installés dans une des tribunes du « Mapei Stadium », ont commencé à entoner des chants racistes à l'adresse de Kevin Constant. Ce n'était qu'une petite minorité parmi les 21.000 spectateurs présents. Mais l'international guinéen, visiblement affecté, a alors frappé violemment un ballon en direction des ultras qui l'insultaient avant de demander son remplacement (voir la réaction de Constant en vidéo). Le speaker du stade a aussitôt adressé un message par les hauts-parleurs demandant l'arrêt de ces chants racistes, sous peine de voir le match arrêté à la 34e minute de jeu.

Reconforté par ses coéquipiers et par certains joueurs de l'équipe adverse, comme le Slovène Jasmin Kurtic, qui a approuvé sa décision de quitter le terrain, Kevin Constant a alors laissé sa place à Piccinocchi, abandonnant la pelouse sous une forte émotion après avoir retiré violemment son maillot.

La Fédération italienne ouvre une enquête

Après le match, l'entraîneur du club milanais, Massimiliano Allegri, a refusé de commenter à chaud l'incident, indiquant que le club s'exprimerait par un communiqué. « Les cris racistes sont ignobles, scandaleux et ils doivent être combattus. Mais la règle est que quand cela se produit, il faut s'adresser à l'arbitre, qui s'adresse à son assistant, qui s'adresse au responsable de la police, le seul autorisé à suspendre la partie », a depuis déclaré Adriano Galliani, administrateur délégué du club. La Fédération italienne a annoncé entre temps l'ouverture d'une enquête.

Ce nouvel incident confirme la persistence du phénomène raciste dans les stades italiens. Il rappelle fortement une situation similaire dont avait été victime le Ghanéen Kevin-Prince Boateng, qui évolue également au Milan AC, le 3 janvier dernier à Busto Arsizio, en Lombardie. A l'issue de cet épisode, six supporters racistes du club Pro Patria avaient été condamnés à des peines de prison.

Reste à savoir quelles seront les suites données à cette affaire, aussi bien par les instances sportives italiennes que par la justice.

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