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Football

Reporters sans frontières pointe du doigt la Guinée équatoriale

L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a rappelé ce vendredi « la terrible répression qui frappe la liberté de l'information » en Guinée équatoriale, choisie pour organiser la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de football en janvier prochain. « De la Guinée équatoriale, vous ne verrez que les pelouses des stades de foot, les joueurs qui les parcourent et le public enflammé dans les gradins », accuse RSF dans un communiqué parvenu à l'Agence France Presse à Libreville. RSF ajoute : « vous n'entendrez que des encouragements, des scores et des interviews sportives. Vous n'apprendrez rien de la pauvreté, de la corruption et de la répression politique qui minent le pays, car la liberté de l'information n'existe pas en Guinée équatoriale. » « Nous appelons tous les fans de football qui vont suivre cet événement fédérateur et porteur de valeurs à ne pas oublier que la Guinée équatoriale, malgré sa façade policée, est en réalité une dictature qui étouffe les libertés de ses citoyens », poursuit RSF. Troisième producteur de pétrole subsaharien, la Guinée équatoriale est considérée par l'ONG Transparency international comme l'un des pays les plus corrompus au monde, classé au 163e rang sur 175. Arrivé au pouvoir par un coup d'État en 1979, Teodoro Obiang Nguema, 72 ans, qui dirige la Guinée équatoriale d'une main de fer, a été réélu en 2009 avec 95,37% des voix.

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