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FOOTBALL / CAN 2015

CAN 2015: miracle et polémique pour la Guinée équatoriale

Iban Iyanga et la Guinée équatoriale ont réussi à s'élever plus haut que la Tunisie de Ferjani Sassi.
Iban Iyanga et la Guinée équatoriale ont réussi à s'élever plus haut que la Tunisie de Ferjani Sassi. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Alors que la Tunisie filait vers les demi-finales, l'arbitre a accordé un penalty plus que litigieux à la Guinée équatoriale dans les arrêts de jeu de ce quart de finale. Balboa, auteur de l'égalisation, a ensuite inscrit un splendide coup-franc qui offre une inédite place dans le dernier carré au pays-hôte de cette CAN 2015.

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Cette 91e minute risque de faire jaser pendant longtemps, notamment dans le clan tunisien. Les Aigles de Carthage se dirigeaient tranquillement vers une demi-finale, une première depuis 2004, lorsque l'arbitre mauricien M. Seechurn désigne le point de penalty pour une faute inexistante d'Hamza Mathlouthi sur Balboa dans la surface. Les Tunisiens ont beau se ruer sur l'homme en noir, ce dernier, pourtant très bien placé sur l'action, reste inflexible même s'il semblait évident que le défenseur équato-guinéen, qui jetait ses dernières forces sur cette attaque du pays-hôte, n'avait absolument pas été bousculé par son homologue tunisien. Le public de Bata, éteint depuis l'ouverture du score d'Akaichi à la 70e, pouvait reprendre vie et célébrer bruyamment l'égalisation de Balboa qui pris à contre-pied le gardien tunisien.

Ce scénario, personne ne l'imaginait quelques minutes plus tôt. A la pause, les deux formations s'étaient quittées après 45 minutes décevantes, ternes, sans la moindre occasion à se mettre sous la dent. Au retour des vestiaires, les Tunisiens, bien plus mordants, paraissaient prendre le contrôle du match et multipliaient les situations intéressantes jusqu'à ce débordement de Chikhaoui côté droit et son centre conclu par le plat du pied d'Akaichi, auteur de son troisième but dans cette compétition.

Un arbitrage à côté de la plaque

Un chiffre illustrait alors bien les interrogations concernant l'impartialité de l'arbitrage de ce match : 32 fautes sifflées contre les Tunisiens à la fin du temps réglementaire, contre 8 pour le pays-hôte de cette compétition, qui, pourtant, se montrait à la hauteur de l'événement en proposant quelques actions alléchantes. Mais les prolongations allaient encore révéler leur lot de surprises.

Touchés par cette égalisation tardive, les Aigles ont rapidement subi les assauts d'un Nzalang Nacional retrouvé et revigoré. Balboa, très actif, enchaîne les prises de balle devant la surface et met le feu dans la défense tunisienne. A la 101e minute, il prend de vitesse ses adversaires et Abdennour tente de s'interposer avec l'épaule. L'arbitre, sans hésiter, siffle une faute à 25 mètres du but de Mathlouthi, là encore, peu évidente. Balboa, dans tous les bons coups, déclenche une somptueuse frappe enroulée qui se loge dans la lucarne du portier tunisien. A terre après ce chef d'oeuvre, les Tunisiens ne s'en relèveront pas. Khazri, Abdennour, Chikhaoui et leurs coéquipiers ont beau échanger quelques mots fleuris avec l'arbitre à la fin de la rencontre, le stade de Bata chante son bonheur. Pour la première fois de son histoire, la Guinée équatoriale accède au dernier carré de « sa » Coupe d'Afrique des nations. Dommage qu'une flagrante erreur ne gâche cette fête...

Retrouvez le calendrier des matches, tous les joueurs et les villes où ont lieu les rencontres de la CAN 2015 sur afriquefoot.rfi.fr.

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