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Football

CAN 2017: L’Algérie doit se remettre vite au travail

L'Algérien Ryad Mahrez face au Sénégal, le 23 janvier 2017.
L'Algérien Ryad Mahrez face au Sénégal, le 23 janvier 2017. Photo: Pierre René-Worms / RFI

C'est terminé pour l'Algérie, auteur d'un nul contre le Sénégal (2-2) à Franceville lundi 23 janvier. Les Fennecs qui rentrent à la maison vont devoir faire le bilan avant d’attaquer les éliminatoires du Mondial 2018. Les Verts étaient abattus après cet échec.

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Franceville, envoyé spécial

« Tout cela reste frustrant ». Sofiane Hanni, qui avait inscrit un but dans les arrêts de jeu face à la Tunisie, rentre en Belgique la gorge serrée et le cœur meurtri. Le sentiment du joueur du RSC Anderlecht est partagé par tous. Les Verts sont comme en 2013 passés à côté de leur sujet.

Une descente aux enfers depuis des mois

La faute à qui ? Depuis le départ de Christian Gourcuff en avril dernier, la sélection algérienne a connu des difficultés et se cherche. Surtout depuis les qualifications pour le Mondial 2018 avec un nul face au Cameroun et une défaite au Nigeria. Entre temps, Neghiz Nabil, entraîneur adjoint, avait pris les rènes de l’équipe avant l’arrivée de Milovan Rajevac en juin.

Le 11 octobre 2016, le Serbe démissionne toutefois de son poste de sélectionneur après que les cadres de l'équipe aient réclamé son départ. En novembre, le Belge Georges Leekens fait son retour comme sélectionneur, après un bref passage en 2003. Commence une descente aux enfers pour cette équipe qui avait vécu un Mondial 2014 de rêve avec Vahid Halilhodžić.

Sofiane Hanni, attaquant, n’a pas d’explication. Il parle d’un groupe talentueux, mais ne peux absolument pas comprendre ce qui arrive aux Fennecs. Il note tout de même que la CAN (sa première) est une grande compétition et que les erreurs ne pardonnent pas.

Les Fennecs ont en effet encaissé six buts en trois rencontres. Mais comme la plupart des joueurs interrogés, il ne veut pas incriminer la défense.

Un collectif qui assume

« Nous sommes onze sur le terrain et c’est un collectif », avance-t-il. Sauf que lors de la première rencontre face au Zimbabwe, le défenseur Mokhtar Belkhiter avait provoqué un penalty grossier. Lekeens n'avait pas hésité à changer son latéral droit à la mi-temps, en envoyant Meftah à sa place.

La charnière centrale composée d’Aïssa Mandi, le capitaine, et de Ramy Bensebaini, a aussi eu du mal à convaincre les spécialistes. « Ce sont deux jeunes talents. Ils ont bien travaillé ensemble pour leur premier match. Il y a longtemps que l'on cherche une paire centrale. Ils sont concentrés, sérieux et disciplinés », disait pourtant Madjid Bougherra à notre micro.

Faut-il désormais parler de reconstruction ou de réglages ? « Nous ne sommes pas à la fin d’un cycle, avance Sofiane Hanni. La moyenne d'âge des joueurs est assez jeune et il y a de l’avenir. Mais il faut faire un bilan ».

« Nous avions de grandes ambitions avant la CAN et malheureusement cela s’arrête aujourd’hui », raconte Aïssa Mandi qui ne veut pas expliquer « à chaud » cette élimination. « Nous allons retourner dans nos clubs et analyser tout cela à froid. Nous ferons le point au prochain rassemblement. Nous sommes une bonne équipe, nous avons de bons joueurs. On ne doit pas se faire éliminer au premier tour ».

Aïssa Mandi assure qu’il y a eu de la solidarité, de la bonne humeur, beaucoup d’envie et de travail au sein de ce groupe. D’après lui, il n’y avait que de la déception dans le vestiaire. En aucun cas quelqu’un n'a été montré du doigt.  « C’est un échec collectif », lance-t-il.

« Nous n’allons jamais baisser les bras »

« Nous n’avons aucune excuse et le match face au Zimbabwe a été une énorme erreur. On ne mérite pas de passer ce tour », raconte Islam Slimani, double buteur face au Sénégal, qui a visiblement du mal à digérer cet échec. Lui aussi ne veut pas pointer les erreurs défensives. « Attaquants, gardien et défenseurs, nous sommes tous concernés ». Le joueur de Leicester avoue qu’il va falloir apprendre de ses erreurs pour redevenir « solide » comme avant.

L’Algérie attend un deuxième titre depuis 1990. « Nous sommes des compétiteurs et nous n’allons jamais baisser les bras », explique le coéquipier de Ryad Mahrez en Angleterre. « Globalement, c'est une déception, on ne peut pas dire mieux, mais il faut utiliser ça pour l'avenir, pour grandir », conclut Georges Leekens. L’Algérie doit se projetter désormais sur les qualifications du Mondial 2018 qu’elle a très mal débuté.

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