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Football

CAF Awards: Ajara Nchout, petite princesse du foot camerounais

La Camerounaise Ajara Nchout, auteure d'un doublé face à la Nouvelle-Zélande lors du Mondial 2019 en France.
La Camerounaise Ajara Nchout, auteure d'un doublé face à la Nouvelle-Zélande lors du Mondial 2019 en France. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Le mardi 7 janvier, la reine du football africain 2019 sera couronnée à Hurghada, ville balnéaire égyptienne. Ajara Nchout est en lice pour remporter le trophée après une année durant laquelle elle a brillé avec son club en Norvège et avec les Lionnes lors de la Coupe du monde féminine en France.

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Hurghada, envoyé spécial

Elle se dit fière d’être là, à Hurgadha, pour le prix de la meilleure joueuse de l’année. « J’espère que cela va bien se passer », indique-t-elle en toute modestie sous le regard approbateur de son frère. La nouvelle héroïne du football féminin camerounais s'appelle Ajara Nchout.

« Mon but au Mondial reste un moment exceptionnel »

Si la Nigériane Asisat Oshoala espère égaler le record de quatre titres de sa compatriote Perpetua Nkwocha, et que la Sud-Africaine Thembi Kgatlana est prête pour un deuxième triomphe successif, Ajara Nchout « croise les doigts ».

Lors de la dernière Coupe du monde féminine en France, son doublé avait qualifié les Lionnes Indomptables pour les 8e de finale en battant la Nouvelle-Zélande à la toute dernière seconde (2-1). Ajara Nchout a même été nommée en décembre dernier pour le Prix Puskas, qui récompense chaque année le plus beau but de la saison écoulée.

« Mon but au Mondial reste un moment exceptionnel », précise-t-elle. Tout comme sa saison avec son club en Norvège. Pour la première fois, Valerenga s’est qualifié pour la Ligue des champions grâce à la deuxième place en championnat où elle a inscrit 11 buts en 22 rencontres.

« Je suis heureuse que le foot féminin soit désormais mis en avant au Cameroun. Je souhaite que cela continue », dit l’attaquante de poche. L’internationale camerounaise née dans une famille musulmane fait partie de celles qui se battent sur le continent pour l’émancipation des femmes, notamment à travers le sport.

Le foot et rien d'autre

Ajara Nchout vit son rêve de gamine. Jamais la petite fille de Foumban n’imaginait un autre destin. « Je me sens à l’aise dans un stade avec un ballon dans les pieds. Enfant, ce n’était pas facile. Mais finalement, toute ma famille a accepté mon choix », indique Ajara Nchout. La Nigériane Asisat Oshoala avait aussi chagriné ses parents quand elle avait décidé d'abandonner l'école pour se consacrer au football.

« Les mentalités changent. Il n’y a pas si longtemps, on associait le sport et le foot féminin à une forme de délinquance, avance aujourd’hui Ajara Nchout. On encourage les filles à faire du sport. Moi, je défends cette cause. C’est important pour l’évolution des enfants et des petites filles en Afrique. »

Ajara Nchout, 26 ans, a aussi un autre combat : le mariage précoce. « On ne peut pas l’imposer. Les enfants doivent tout d’abord aller à l’école. » Celle qui a terminé à la troisième place lors de la CAN féminine 2018 espère trouver des sponsors pour faire avancer encore un peu plus sa cause. Pour le moment, elle prend sur ses deniers personnels pour faire campagne et changer les mentalités.

Dans le hall de l’hôtel, juste après nous avoir quitté, Ajara Nchout croise Samuel Eto’o, son « grand frère », qui présentera la cérémonie. Mardi soir, elle aura peut-être l’occasion de se retrouver une nouvelle fois à ses côtés !

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