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Côte d’Ivoire: le coach Ibrahim Kamara s’en va avec un bilan contrasté

L'Ivoirien Ibrahim Kamara, en novembre 2019.
L'Ivoirien Ibrahim Kamara, en novembre 2019. SIA KAMBOU / AFP

Ibrahim Kamara n’est plus le sélectionneur de l’équipe de Côte d’Ivoire. Le technicien et la Fédération ivoirienne ont mis fin à leur collaboration « d’un commun accord », annonce un communiqué du 20 février 2020. Le coach part avec un bilan contrasté. Il devrait être remplacé avant la fin-février, les qualifications pour la CAN 2021 reprenant dans un mois.

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Officiellement, ce n’est pas un licenciement mais un départ d’un « commun accord ». Officieusement, Ibrahim Kamara n’est plus le sélectionneur de l’équipe de Côte d’Ivoire à cause à de résultats jugés insuffisants et d'un « comportement irrévérencieux », indique une source proche de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Le sort du technicien, nommé en juin 2018, était en réalité scellé depuis une réunion des dirigeants de la FIF du 13 février 2020.

L’annonce est toutefois tombée une semaine plus tard. Elle intervient à un mois de la reprise des qualifications pour la CAN 2021 et d’une double confrontation face à Madagascar. Le processus pour trouver un successeur à Ibrahim Kamara aurait déjà été enclenché. L’identité du nouvel entraîneur pourrait donc être connue avant la fin-février.

Une CAN 2019 honorable, mais...

Ibrahim Kamara paie en partie les prestations de ses ex-protégés durant la Coupe d’Afrique des nations 2019. La sélection ivoirienne a en effet affiché des limites tactiques durant le premier tour de la CAN en Égypte, que ce soit face à l’Afrique du Sud (1-0), au Maroc (0-1) ou même face à la Namibie (4-1) malgré une large victoire. Les « Éléphants » ont ensuite écarté le Mali à l’issue d’un huitième de finale ennuyeux (1-0). Puis ils ont certes livré un grand match en quart de finale, face à l’Algérie (1-1 ap, 3-4 TAB), future championne d’Afrique. Mais cela n’a pas suffi à sauver la tête de leur mentor.

Ce dernier a effectué des choix forts durant son mandat. Des choix qui ne se sont pas, de fait, toujours révélés payants. Il a pêle-mêle, tenu à l’écart l’expérimenté Gervinho, maintenu le rôle de capitaine de Serge Aurier, confié celui de meneur de jeu à Jean Michaël Seri, fait de la place en attaque à Nicolas Pépé (avant de l’écarter progressivement, suite à ses faibles performances à la CAN 2019).

Un caractère fort et un contexte politique particulier

L’ancien adjoint des Français Hervé Renard et Michel Dussuyer, ainsi que du Belge Marc Wilmots, était par ailleurs connu pour son caractère fort mais ombrageux. Homme sans concession, Ibrahim Kamara ne semblait pas du genre à transiger, y compris avec l’entourage des « Éléphants » et les dirigeants de la FIF.

Enfin, l’ex-défenseur âgé de 53 ans est peut-être victime d’un contexte politique particulier. Les élections à la présidence de la FIF sont censées avoir lieu avant fin-juin. Et mieux vaut se présenter avec un nouveau sélectionneur en poste qu’avec un technicien en place déjà contesté…

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