Accéder au contenu principal

Éliminatoires CAN 2021: les troisième et quatrième journées menacées ?

L'attaquant international gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, sous le maillot des Gunners d'Arsenal le 10 mars 2019.
L'attaquant international gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, sous le maillot des Gunners d'Arsenal le 10 mars 2019. entete-com-comite_entreprise-FMM-RVB (002) Abonnements PSG

La Confédération africaine de football (CAF) va-t-elle reporter les rencontres des 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN 2021, prévues fin mars ? Plusieurs Fédérations et sélectionneurs interpellent la CAF sur le risque lié à la progression du coronavirus dans le monde.

Publicité

Va-t-on vers un report de deux prochaines journées des éliminatoires de la CAN prévues fin mars ? Si le coronavirus n’est pas arrivé en masse sur le continent africain, les rares cas posent question. D’autant plus qu’ils viennent la plupart du temps d’Europe. Et personne n’ignore qu’une grande partie des sélections comptent dans leurs rangs des binationaux ou des Africains, comme le Sénégalais Sadio Mané, qui évoluent dans les championnats européens.

« On fait comme si le virus n’existait pas en Afrique »

« Est-ce que la CAF sait qu’il y a le coronavirus dans le monde ? Ou peut-être qu’ils prennent toutes les équipes pour des cobayes ? », interpelle Claude Le Roy, sélectionneur du Togo. « Je ne suis pas quelqu’un de parano, mais c’est inquiétant. On fait comme si le virus n’existait pas en Afrique. Le comportement de la CAF me met en colère. Tous les joueurs m’appellent. Ils sont inquiets. Qu’est-ce que je peux leur répondre ? Partout, tout s’arrête, on confine les gens et en Afrique on ne réagit pas. C’est invraisemblable. » Le Togo doit affronter l’Égypte lors de ces deux prochaines journées. « C’est évident qu’il faut reporter les matches et attendre que le pic de l’épidémie soit passé. Je crois que c’est une mesure de bon sens. Pour moi, la santé passe avant tout », poursuit Claude Le Roy. 

Le Burundi a d’ores et déjà informé que les joueurs évoluant en Europe ne seraient pas convoqués. Une mesure prise après la décision du ministère de la Santé qui exige 14 jours de quarantaine pour les personnes arrivant sur le sol burundais. La Fédération burundaise de football a lancé un appel à la CAF pour « étudier les modalités d’organisation de ces matches afin de permettre la participation de tous les joueurs qualifiés ».

Mercredi dernier, la Confédération africaine de football décidait « de maintenir la programmation de toutes ses compétitions », malgré le coronavirus, ouvrant la possibilité de rencontres à huis clos. Pourtant, ces derniers jours, plusieurs pays du continent touchés par la désormais pandémie de COVID-19 ont pris des mesures drastiques. L’Algérie a annulé toutes ses manifestations, notamment sportives. Le Maroc a de son côté décrété le huis clos pour tous les matches de football, tout comme l’Égypte. Madagascar, le Rwanda et le Kenya interdisent désormais tous les rassemblements sportifs. Le Lesotho suspend carrément tous les voyages internationaux depuis et vers son territoire.

« Face à une telle psychose, qui a encore la tête au foot »

Le sélectionneur de la Gambie, Tom Saintfiet, a réclamé le report des rencontres. La Gambie doit affronter le Gabon les 26 et 30 mars. Dans ses rangs, plusieurs joueurs évoluent en Italie. « Nous ne pouvons pas nous préparer à jouer des matches qualificatifs alors que certains pays ne pourront pas utiliser leurs meilleurs joueurs, non pas en raison de blessures (…), mais à cause d’un problème international », a fait savoir Tom Saintfiet à BBC Sport Africa.

« J’ai remis ma liste conformément au délai. Mais ça devient inquiétant pour le regroupement », témoigne Patrice Neveu, le coach du Gabon qui devrait affronter la Gambie. Son joueur emblématique, Pierre-Emerick Aubameyang devrait être en quarantaine. À Arsenal, son entraîneur, Mikel Arteta, a contracté le virus. « On ne pensait pas que chaque jour la situation évoluerait si vite en Europe. Désormais les clubs ne s’entraînent plus. Et je ne sais pas si les clubs vont libérer les joueurs avec la dangerosité du virus. Et est-ce que les pays africains vont aussi accepter de les recevoir ? », lâche Patrice Neveu. « Face à une telle psychose, qui a encore la tête au foot ? », interroge-t-il.

Si la CAF décidait de ne rien changer, les sélectionneurs seraient contraints de faire avec les locaux en stage de préparation pour le CHAN. « Ce n’est pas possible de jouer avec uniquement avec les locaux. Ce ne serait pas équitable. La plupart des nations ont des joueurs expatriés. Je sais que ce sont les autorités qui vont décider et on attend. Mais il ne faut pas oublier que ces rencontres ont une grande importance », conclut Patrice Neveu. 

Propos de Patrice Neveu et de Claude Le Roy recueillis par Antoine Grognet

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.