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Tchad

Disparition d'Ibni : le Tchad accepte la participation d'experts internationaux au suivi de l'enquête

Ibni Oumar Mahamat Saleh
Ibni Oumar Mahamat Saleh ibni-oumar.org

Alors qu'il refusait jusque-là, le Tchad a accepté que des experts internationaux participent au comité de suivi de l'enquête sur la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh en février 2008. C'est peut être une petite avancée pour connaitre la vérité dans la disparition de cet opposant tchadien. Une disparition qui, selon la commission d'enquête sur les événements de février 2008, serait imputable à l'armée gouvernementale.

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Je regrette qu'il ait fallu utiliser la pression pour que les gouvernements tchadiens et français prennent leurs responsabilités

Gaétan Gorce, député PS

     Plus de vingt mois après avoir remis son rapport, la commission d'enquête est enfin entendue. Des observateurs internationaux seront, comme elle l'avait recommandé, envoyés à Ndjamena pour épauler les magistrats tchadiens chargés de faire la lumière sur la disparition d'Ibni Oumar Mahamat. 

Leur présence n'était pourtant pas gagnée d'avance car au nom de la souveraineté nationale, le président tchadien Idriss Déby refusait jusque là que des étrangers s'immiscent dans les affaires judiciaires locales. Alors le Tchad a-t-il cédé sous la pression ? Notamment celle des députés français qui fin mars ont voté à l'unanimité une résolution appelant Paris à pousser les autorités tchadiennes à se conformer à leurs engagements vis à vis de la commission d'enquête ?

C'est une bonne chose que la lumière soit faite sur cette affaire,pour l'environnement politique au Tchad

Abderamane Djasnabaille, ministre tchadien des Droits de l'homme.

Pas du tout répond en substance Abderamane Djasnabaille, le ministre tchadien des Droits de l'homme : « Non, il n’y avait aucune pression, ni même à l’intérieur. Nous avons examiné l’affaire avec le chef de l’Etat dans un esprit d’ouverture, de franchise et de transparence. Le président a voulu démontrer aussi que le Tchad n’a rien à craindre et que nous tous nous attendons que la lumière soit faite sur l’affaire Ibni qui empoisonne un peu l’environnement politique et social au Tchad ».                                   

Pour l'heure, l'enquête des magistrats tchadiens est au point mort. Personne n'a encore été inculpé mais pour l'avocat de la famille d'Ibni Oumar, un pas en avant vient d'être effectué. D'après lui, le gouvernement étant le principal accusé dans cette affaire, la présence d'acteurs extérieurs ne peut être que bénéfique, alors que le gouvernement est le principal accusé dans cette affaire. L'un des fils de l'opposant est beaucoup plus sceptique. Selon lui, au final, les vrais coupables ne seront jamais condamnés.

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