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Anniversaire des indépendances africaines

Le Gabon indépendant en 15 dates

Huguesn/Flickr

Trois présidents en un demi-siècle d'indépendance, le Gabon offre une image de stabilité dans le paysage tourmenté des indépendances africaines. C'est surtout le règne d'une famille, celle d'Albert-Bernard Bongo, devenu Omar Bongo Ondimba en cours de présidence. Après son décès en 2009, le fils a aussitôt pris la relève lors d'une élection anticipée.

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D'une présidence à l'autre
© RFI

17 août 1960 : Proclamation de l’indépendance par Léon Mba, premier maire noir de Libreville, nommé Premier ministre par l’administration coloniale. Les fonctions de président de la République sont cependant assurées par le gouverneur français.

15 novembre 1960 : L’Assemblée nationale prépare une motion de censure contre le gouvernement de Léon Mba. Paul Marie Gondjout, président de l’Assemblée nationale conteste le choix de Léon Mba d’instaurer un régime présidentiel dans le pays. Ancien député au palais Bourbon en France dans les années 50, Paul Marie Gondjout milite pour l’instauration d’un régime parlementaire. Il est soutenu par le principal rival politique de Léon Mba, Jean-Hilaire Aubame. Mais un jour plus tard, Léon Mba décrète l’état d’urgence et ordonne l’arrestation des députés frondeurs y compris Gondjout son allié.

13 février 1961 : Léon Mba est élu président de la République et profite de la mise à l’écart de ses adversaires politiques pour instaurer un régime présidentiel par l’adoption d’une nouvelle Constitution le 21 février.

17 février 1964 : Dans la nuit du 17 au 18 février, des militaires gabonais tentent un coup d’État. Le président Léon Mba est arrêté et déporté vers Lambaréné. L’armée française donne l’assaut le 18 février et rétabli Léon Mba dans ses fonctions.

19 mars 1967 : Léon Mba, malade est réélu président de la République avec pour colistier, Albert-Bernard Bongo. C’est d’ailleurs le vice-président Bongo qui a battu campagne.

28 novembre 1967 : Léon Mba meurt à Paris. Le vice-président Albert Bernard Bongo lui succède le 2 décembre 1967 grâce à une application de la Constitution.

12 mars 1968 : Albert-Bernard Bongo créé le Parti démocratique gabonais (PDG) qui deviendra parti unique le 15 juin.

25 février 1973 : Albert-Bernard Bongo, candidat unique, est plébiscité président de la République avec 99,6 % des voix. Il est reconverti la même année à l’Islam et devient El Hadj Omar Bongo.

10 juin 1975 : Le Gabon devient membre de plein droit de l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP).

30 décembre 1979 : Toujours candidat unique, Omar Bongo Ondimba est réélu président de la République. Il obtient 99,8 % des suffrages. Il sera à nouveau réélu le 9 novembre 1986 avec 99,97 % des voix.

Président de père en fils
© RFI

23 mars 1990 : Le climat insurrectionnel dans le pays marqué par un vaste mouvement de revendication débouche par l’ouverture d’une conférence nationale qui s’achève le 19 avril. Les 2 000 délégués optent à l’unanimité pour la restauration du multipartisme.

5 décembre 1993 : Première élection présidentielle pluraliste. Omar Bongo est réélu devant le père Mba Abessole, président du Rassemblement national des bûcherons. Le scrutin débouche sur une vive contestation de l’opposition. Des émeutes éclatent dans le pays. Les leaders politiques se retrouvent à Paris où ils concluent les accords de Paris de 1994 sous l’égide de la France. Omar Bongo se maintient au pouvoir et briguera un autre mandat à l’issue de l’élection de décembre 1998 avec 66,55% de suffrages. Il rempile en décembre 2005. La modification de la Constitution en 2003 ne lui profitera cependant plus. Il a fait supprimer la limitation des mandats présidentiels. Ce que conteste l’opposition.

8 juin 2009 : Décès d’Omar Bongo Ondimba dans une clinique privée à Barcelone en Espagne. Rose Francine Rogombé, président du Sénat assure l’intérim de chef de l’État. Elle organise une élection présidentielle anticipée à laquelle elle n’est pas candidat.

16 juin 2009 : Inhumation d’Omar Bongo Ondimba à Franceville (sud est). L’homme a dirigé le Gabon sans discontinue pendant 41 ans. Son histoire personnelle se confond parfois à celle du Gabon. Le président français Nicolas Sarkozy et son prédécesseur Jacques Chirac ont participé aux funérailles à Libreville de ce fidèle ami de la France.

30 août 2009 : Élection présidentielle anticipée. Ali Bongo Ondimba est élu président de la République avec 41,73 % des voix face à Pierre Mamboundou et André Mba Obame.

 

 

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