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Côte d’Ivoire

Le procès de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire renvoyé en novembre

Didier Gbogou, l'ancien dirigeant l'Autorité de régulation café-cacao, Lucien Tape Do (C) l'ancien président de la Bourse du café-cacao, à leur arrivée au tribunal ce 8 septembre 2010 à Abidjan.
Didier Gbogou, l'ancien dirigeant l'Autorité de régulation café-cacao, Lucien Tape Do (C) l'ancien président de la Bourse du café-cacao, à leur arrivée au tribunal ce 8 septembre 2010 à Abidjan. AFP/Sia Kambou

A peine ouvert, ce mercredi 8 septembre 2010, le procès de la filière café-cacao a été renvoyé au 16 novembre prochain, après le premier tour de la présidentielle. Arrêtés il y a plus de deux ans, une trentaine de responsables de cette juteuse filière doivent répondre devant la justice aux accusations de malversations, détournements de fonds et escroqueries. Le café et le cacao représentent environ 20% du PIB de la Côte d'Ivoire.

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C'était un procès très attendu ce mercredi 8 septembre 2010 à Abidjan. Mais à peine ouvert, le procès a été renvoyé au 16 novembre prochain. Vingt-huit anciens responsables, dont 24 sont actuellement en prison, se sont présentés à l'audience ce jeudi matin. Ils sont soupçonnés de malversations massives : « détournements de fonds, abus de confiance, abus de biens sociaux, escroqueries, faux et usages de faux en écriture privée de banque ».

Un tel report du procès a été décidé pour permettre aux avocats de la défense de disposer chacun d’une copie du dossier. Il y en a tout de même pour une dizaine de cartons de pièces. « Notre objectif n’est pas d’aller à la va-vite », a dit le président du Tribunal correctionnel d’Abidjan Plateau, « mais de juger correctement les prévenus ».

Trois principaux prévenus

Les avocats avaient demandé un renvoi de trois semaines. « Insuffisant », a constaté le tribunal, invoquant des questions de disponibilité de salles d’audience ou de photocopies à faire en grand nombre, avant d’ajouter un mois supplémentaire à la requête des avocats. Ce qui renvoie le procès au-delà de la date prévue du premier tour de l’élection présidentielle.

Il sont exactement 31 prévenus. Les trois principaux sont incontestablement, une femme, Angeline Kili, et deux hommes : Henri Amouzou et Lucien Tapé Do. Angeline Kili est l’ex-présidente du conseil d’administration du Fonds de régulation et de contrôle du café-cacao (FRC). Elle fut membre de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). C’est une personnalité tout à la fois technocratique et politique. Technocratique, car spécialiste de la filière et politique pour sa proximité avec la direction du Front populaire ivoirien (FPI), le parti crée par le président Laurent Gbagbo.

Henri Amouzou est, lui aussi, un grand spécialiste du cacao. C’est l’ancien président du conseil de gestion du Fonds de développement et de promotion des activités des producteurs de café-cacao (FDPCC). Et, enfin, Lucien Tapé Do, « l’homme au chapeau », car il porte toujours une sorte de panama vissé sur la tête, sauf ce mercredi matin à l’audience. Il est l’ex-président du conseil d’administration de la Bourse du café-cacao (BCC), personnage haut en couleur, tout à la fois militant revendiqué du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’ancien parti unique, et inconditionnel du président Gbagbo.

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