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Guinée

La tension persiste en Guinée, l'état d'urgence décrété

Le Premier ministre de la transition guinéenne, Jean-Marie Doré (ici le 17 décembre 2009), a annoncé un couvre-feu dans la région de Labé suites aux violences post-électorales.
Le Premier ministre de la transition guinéenne, Jean-Marie Doré (ici le 17 décembre 2009), a annoncé un couvre-feu dans la région de Labé suites aux violences post-électorales. AFP/Seyllou

Le président de la transition en Guinée, le général Sékouba Konaté, a décrété mercredi 17 novembre «l'état d'urgence», «sur l'étendue du territoire», jusqu'à la proclamation des résultats définitifs de l'élection présidentielle, a annoncé un porte-parole de la présidence à la télévision. Des violences ont encore été enregistrées ce mercredi matin 17 novembre en Guinée et dans certains quartiers de Conakry où trois personnes ont été tuées dans des heurts liés à l'annonce des résultats provisoires de la présidentielle donnant Alpha Condé vainqueur. Ce qui porte à au moins sept le nombre de morts en trois jours.

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Le Premier ministre guinéen avait qualifié mardi soir les partisans de Cellou Dalein Diallo de «loubards» et a annoncé qu'un couvre-feu était désormais instauré dans la région de Labé de 17h00 à 06h00 du matin.

Comme pour calmer le jeu, le candidat élu, mais non encore investi, Alpha Condé, tendait la main à l'opposition en proposant la création d'un gouvernement d'union nationale.

Une tension très forte règnait pourtant ce mercredi matin dans la capitale. De nombreux habitants de la banlieue continuent à se plaindre des descentes musclées des Fossepel (Forces spéciales de sécurisation du processus électoral).

Des coups de feu ont été entendus cette nuit et ce matin dans les quartiers. Les habitants disent que les forces de l’ordre entrent dans les concessions et commettent des exactions. Des témoignages non confirmés parlent de nouvelles victimes. Une source fiable dit avoir vu le cadavre d’une personne tuée par balles ce matin dans une mosquée de Ratoma.

C’est également une tension forte qui règne entre militants et sympathisants des deux candidats du second tour dans les quartiers où ils sont mélangés. Ce matin, plusieurs personnes venues au domicile d’Alpha Condé racontent qu’elles ont été prises à partie par des militants de l’UFDG (L'Union des Forces Démocratiques de Guinée), le parti de Cellou Dalein Diallo. Un habitant de Dixin montre le pansement qu’il a sur la tête et dit que sa maison a été saccagée. Une femme et son fils disent qu’ils n’ont pas osé rentrer chez eux à Dar es Salam depuis la proclamation des résultats.

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