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Tunisie

Tunisie : mandat d'arrêt contre Ben Ali, remaniement ministériel annoncé jeudi

Des manifestants s'emparent d'une barrière métallique pour la projeter contre un commissariat de police dans la casbah de Tunis, le 26 janvier 2011.
Des manifestants s'emparent d'une barrière métallique pour la projeter contre un commissariat de police dans la casbah de Tunis, le 26 janvier 2011. REUTERS/Zohra Bensemra

Les manifestations se sont poursuivies ce mercredi 26 janvier 2011 en Tunisie pour exiger la démission du gouvernement de transition. La rue refuse la présence de ministres ayant servi sous le régime Ben Ali. Dans la soirée, le porte-parole du gouvernement, Taïeb Baccouch, a indiqué que la composition de la nouvelle équipe serait annoncée demain jeudi. Tandis que la justice tunisienne a émis ce soir un mandat d'arrêt international contre le président déchu et son épouse.

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Avec notre envoyée spéciale

Ce remaniement devait être annoncé ce matin, puis cette après-midi. Désormais, le porte-parole du gouvernement, Taieb Baccouch, indique que l'on se dirige vers une annonce jeudi. En attendant, ici on ne parle que de ça et les rumeurs les plus folles circulent.

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La Tunisie après Ben Ali

Pourquoi les choses prennent-elles autant de temps ? Selon une source sécuritaire jointe par RFI, c’est sur les postes clés, ceux de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères notamment, que coincent les négociations. Ces postes sont à l’heure actuelle détenus par des personnes qui étaient déjà en place sous le régime de Ben Ali.

Il n’y a donc aucune certitude pour l’heure, hormis le fait que les négociations sont toujours en cours et qu’elles sont rudes. Le Premier ministre aura également du mal à trouver des personnes prêtes à récupérer les cinq sièges laissés vacants après la démission de ces ministres, tant son gouvernement a perdu en crédibilité ces derniers jours. Aucune attribution définitive de portefeuille pour le moment mais la Tunisie retient son souffle.

Un mandat d'arrêt international a été émis par la justice tunisienne mercredi 26 janvier 2011 contre l'ex-président Ben Ali et son épouse Leïla Trabelsi, pour « acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers » et « transferts illicites de devises à l'étranger ».

L’antenne d’Interpol à Tunis a donc lancé une alerte mondiale pour localiser et arrêter l'ancien président, qui s’est réfugié en Arabie Saoudite avec certains membres de sa famille. Il n’y a pour l’heure aucune confirmation sur le lieu où pourrait se trouver Leïla Trabelsi qui reste en fuite ainsi que son frère Benhassen Trabelsi. Plusieurs membres de la famille Trabelsi sont visés par ce mandat d’arrêt.

Six membres de la garde présidentielle, dont l'ancien chef de la sécurité de Ben Ali, le général Ali Sériati, sont poursuivis dans le cadre d'une enquête sur des exactions contre la population et les forces de sécurité. Le général Sériati est suspecté d’être l’instigateur de la campagne de terreur menée par des miliciens fidèles à l'ancien président dans les jours qui ont suivi sa chute.

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