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Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: nouveaux affrontements meurtriers à Abidjan

Pour échapper à cette zone de guerre, des cohortes de civils continuent de fuir Abobo.
Pour échapper à cette zone de guerre, des cohortes de civils continuent de fuir Abobo. AFP/ISSOUF SANOGO

Au moins six obus se sont abattus le 17 mars sur le marché d’Abobo, commune d'Abidjan favorable à Alassane Ouatarra, le président élu reconnu par la communauté internationale.  Des obus tirés par les forces armées du camp du président sortant Laurent Gbagbo, selon l’ONU, faisant , entre 25 et 30 civils tués, et 40 à 60 blessés. Par ailleurs des tirs ont été signalés dans d'autres quartiers d'Abidjan, comme Adjamé qui abrite deux importants camps militaires sur la route du Plateau où se trouve le palais présidentiel ou encore dans celui de Cocody où se trouve le siège de la RTI, la radio-télévision nationale.

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Jour après jour, Abidjan bascule un peu plus dans la guerre. Jeudi, Abobo a été une nouvelle fois l'épicentre de la violence. Selon des témoins, cette commune majoritairement favorable à Alassane Ouattara a fait l'objet d'un pilonnage intense des forces de défense et de sécurité. Dans ces combats de rue quasi quotidiens, si des dizaines de soldats des deux forces en présence tombent, ce sont les populations civiles qui payent le plus lourd tribut.

Selon plusieurs habitants d'Abobo, au moins 12 personnes ont été tuées après qu'un obus ne se soit abattu à la mi-journée sur le marché situé près de la gare routière. Si dans le camp de Laurent Gbagbo, on dément toute implication dans ces tirs, d'après l'Onuci, les tirs à l'arme lourde des FDS ont fait le 17 mars entre 25 et 30 morts dans cette commune du nord d'Abidjan et selon une source médicale dans la soirée une soixantaine de blessés étaient soignés à l'hôpital d'Abobo-Sud.

Hamadoun Touré, le porte-parole de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire, dont une équipe s'est rendue sur place dans le quartier d'Abobo pour constater cette exaction, a déclaré que «l'Onuci exprime son indignation devant de telles atrocités contre des civils innocents. Les auteurs de ces exactions (...) ne sauraient rester impunis».

L'équipe de l'Onuci a dit que les tirs venaient des forces armées loyales au président Gbagbo.

Sur le terrain, pour échapper à cette zone de guerre, des cohortes de civils continuent de fuir Abobo. Mais trouver un abri sûr à Abidjan devient chaque jour un peu plus difficile. Sans tenir de position au delà de son fief, le commando invisible étend progressivement son rayon d'action.

Depuis le début de la semaine, les combattants favorables à Alassane Ouattara mènent des opérations armées à Cocody, à Yopougon mais surtout à Adjamé. Le quartier du Plateau, centre névralgique du pouvoir, n'a jamais paru aussi menacé.

Par ailleurs, les avocats d'Alassane Ouattara, Maîtres Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard, accusent Laurent Gbagbo et ses services de sécurité de « crimes contre l'humanité » dans un « mémorandum » adressé à la Cour pénale internationale (CPI). Dans ce « Mémorandum sur la situation humanitaire et des droits de l'homme en Côte d'Ivoire », un document daté du 9 mars, les deux avocats français dressent une liste de crimes commis dans le pays depuis la présidentielle de novembre 2010 et « relevant de la compétence de la CPI », selon eux. L'un de ces deux avocats s’en explique.

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