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Libye

Sommet international à Paris sur la Libye

Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, salue Nicolas Sarkozy, 19 mars 2011.
Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, salue Nicolas Sarkozy, 19 mars 2011. Reuters/Benoit Tessier

Une réunion décisive sur la Libye se tient ce 19 mars à Paris. La France accueille un sommet international, Union européenne - Ligue arabe en présence du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et de la responsable de la diplomatie américaine, Hillary Clinton. Aucun dirigeant africain ne participe finalement à ce sommet. Selon le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, ce sera l'occasion d'«analyser les déclarations du régime de Mouammar Kadhafi», son annonce d'un cessez-le-feu notamment. Mais en attendant, la coalition prend forme pour une éventuelle action militaire.

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C'est un ultimatum assorti d'une menace. « Si Mouammar Kadhafi ne se conforme pas à la résolution de l'ONU, si les attaques contre les civils ne cessent pas, alors la communauté internationale lui en fera subir les conséquences ». Le cessez-le-feu immédiat « n'est pas négociable » ajoute le communiqué commun.

Un peu plus tôt le président américain soulignait déjà que les termes de la résolution onusienne n'étaient « pas négociables ». Pour Barack Obama, Mouammar Kadhafi n'a plus le choix. Il a été « amplement averti » et s'expose donc désormais à une intervention militaire.

Le cessez-le-feu annoncé par Tripoli n'a donc pas convaincu à Washington. « Nous n'allons pas nous laisser impressionner par des mots » a dit la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Même circonspection de la part du ministère français des Affaires étrangères. Selon son porte-parole, le régime a l’« habitude de faire des déclarations le matin et d'en faire d'autres complètement opposées l'après midi ».

Nous sommes prêts. Mais la réunion [...] sera l'occasion, d'abord d'analyser la déclaration qui vient d'être faite par le régime de Kadhafi sur le cessez-le-feu et donc d'en tirer toutes les conclusions.

Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères

Cette promesse de cessez-le-feu est examinée ce 19 mars lors du sommet international convoqué à Paris. Mais dans le doute, la coalition se prépare à une intervention militaire sous l’impulsion du noyau du franco-britannique.

Si les forces libyennes continuent à maintenir leur loyauté à Kadhafi, s'adaptent à la menace aérienne, s'imbriquent avec la population et continuent le combat, que fait-on ?

Le colonel Michel Goya, un des responsables de l'Institut de recherches stratégiques de l'école militaire

La France est en première ligne, d'autant qu'elle dispose d'avions de combat Mirage et Rafale sur la base de Solenzara dans le sud de la Corse, à 1 heure de vol de Tripoli. La Grande-Bretagne, elle, propose ses avions d'attaque Tornado et ses chasseurs Typhoon

Les Etats-Unis ils n'ont pas précisé leur niveau d'engagement mais ils pourraient faire décoller des F 15 et F 16 sur la base de Sigonella en Sicile - donc tout près de la Libye-
Barak Obama a en revanche exclu l'envoi de troupes terrestres en Libye.

D'autres pays membres de l'Otan (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) ont aussi proposé leur aide. Le Canada a envoyé 7 avions de chasse CF 18 pour participer à la création d'une zone d'exclusion aérienne. L'Italie, le Danemark, la Norvège, ou encore la Belgique ont aussi fait part de leur intention de se joindre à la coalition.

L'Otan partagée

Tous ces pays se sont exprimés à titre individuel puisque l'Alliance atlantique n'a pas décidé de son rôle, de sa place dans ces opérations. L'Otan est partagée sur l'opportunité d'une intervention : la Turquie est contre, l'Allemagne aussi et la France quant à elle a réaffirmé qu’elle ne souhaite pas une implication de l'Otan.

Pour aller plus loin

Et puis autre participation annoncée, il faut le souligner, celle du Qatar qui s'est dit prêt à s’associer aux efforts internationaux pour protéger la population libyenne mais on ignore si l'émirat à l'intention de se joindre aux opérations militaires. Les Emirats Arabes Unis pourraient eux aussi faire de même.

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