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Maroc/ Medias

Au Maroc les journalistes des chaînes publiques réclament une télévision indépendante

Des journalistes rassemblés à Rabat devant une chaîne publique pour demander une amélioration de leur condition de travail et plus  d'indépendance à l'égard des autorités, le 25 mars 2011.
Des journalistes rassemblés à Rabat devant une chaîne publique pour demander une amélioration de leur condition de travail et plus d'indépendance à l'égard des autorités, le 25 mars 2011. AFP / ABDELHAK SENNA

Après les manifestations dans la rue pour plus de démocratie au Maroc, ce sont les médias qui à présent demandent des réformes. Des centaines de journalistes se sont rassemblés, le 25 mars 2011, à Rabat et Casablanca, devant les deux chaînes publiques pour revendiquer une télévision indépendante et l'amélioration de leurs conditions de travail.

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Pour aller plus loin

« Nous voulons la transparence. Nous voulons une indépendance éditoriale », scandent ces journalistes. Ils sont 200 environ dans la cour de la rédaction. Les poings en l’air, ils brandissent des cartons rouges pour dire avant tout leur ras-le-bol, à l’exemple de Thouria Souad journaliste à 2Mtv Maroc depuis vingt ans.

« Je suis la plus ancienne. Je milite pour une réforme au niveau de l’information. Il y a beaucoup de censure. Ce que l’on véhicule à l’antenne, n’est pas le Maroc véritable. Le Maroc véritable que nous avons véhiculé à l’antenne, c’était il y a dix ans. Mais aujourd’hui, on travaille dans la censure et l’autocensure ».

Comme ses autres collègues, Thouria dénonce une régression de la liberté d’expression ces quatre dernières années. Au point que pour Mohammed Nabil, journaliste également, la télévision publique est devenue un outil de désinformation : « Sur la vie, c’est devenu des montages et des montages. C’est plus que des montages, c’est devenu du bidouillage. Et cela, je ne peux le tolérer en tant que journaliste et en tant que citoyen ».

Aujourd’hui, les journalistes de télévision veulent donc profiter de ce vent de réformes qui souffle sur le Maroc depuis un mois. Le 25 mars, ils ont demandé la démission d‘une partie de leur direction, trop proche du pouvoir selon eux et une véritable indépendance éditoriale comme elle existe déjà en partie dans la presse écrite.

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