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RDC / Justice

Procès Chebeya : les parties font appel

Floribert Chebeya.
Floribert Chebeya. AFP

Entamé au mois de novembre 2010, le procès des policiers assassins du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya s’est achevé hier jeudi devant la cour militaire de Kinshasa. Les juges ont condamné à mort quatre policiers, dont le colonel Mukalayi, bien que la peine de mort ne soit pas appliquée en RDC. Un autre officier a été condamné à la prison à vie, et trois acquittements ont été prononcés. Mais l’affaire n’est pas terminée, toutes les parties au procès vont faire appel.

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Avec notre correspondant à Kinshasa

Le désastre judiciaire que les défenseurs des droits de l’homme craignaient ne s’est pas produit. Ils redoutaient que les policiers soient tout purement et simplement acquittés.

Mais ce n’est pas pour autant que les parties civiles se déclarent satisfaites, elles ont toujours en ligne de mire le général Numbi, le chef de la police au moment des faits, celui chez qui Chebeya se rendait quand il a été capturé et mis à mort.

Si l’appel est accepté, c’est la Haute Cour militaire qui jugera en deuxième instance. Elle dispose de la compétence d’inculper Numbi.

Les parties civiles encaissent mal la non-qualification d’assassinat pour Fidèle Bazana, le chauffeur de Chebeya, témoin gênant dont on a fait disparaître le corps. Autant de raisons pour faire appel.

Du côté de la défense, on se félicite de l’acquittement de trois policiers. Et on considère les condamnations prononcées comme des erreurs judiciaires, ou, pire, un sacrifice de boucs émissaires pour l’opinion publique.

Et puis il restera une bizarrerie de ce procès : la condamnation par contumace d’un accusé considéré en fuite, alors que tout le monde sait très bien qu’il a été arrêté depuis le mois d’avril.

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