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Sénégal

A Dakar, pro et anti-Wade se félicitent de leur mobilisation respective

Le torse d'un opposant à Abdoulaye Wade lors d'une manifestation à Dakar, le 23 juillet 2011.
Le torse d'un opposant à Abdoulaye Wade lors d'une manifestation à Dakar, le 23 juillet 2011. REUTERS/Finbarr O'Reilly

Samedi 23 juillet 2011, plusieurs dizaines de milliers d’opposants se sont rassemblés dans les rues de Dakar pour exiger du président Abdoulaye Wade qu’il ne se représente pas à la présidentielle de 2012. Dans le même temps, dans un autre quartier de la ville, le chef de l'Etat sénégalais animait un meeting devant des centaines de milliers de partisans. Chaque camp a tiré un bilan positif de cette journée de mobilisation.

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Avec notre correspondante à Dakar.

Tout a commencé par un sit-in dans une ambiance bon enfant, place de l’Obélisque, à Dakar. Sur un podium, des rappeurs mettent de l’animation. Dans la foule, il y a des étudiants, des jeunes, des pères de famille brandissant des slogans contre le gouvernement. Un manifestant dit sa déception de voir Wade briguer un troisième mandat : « Il bafoue maintenant notre Constitution, nous avons un président sourd. »

Des partisanes de l'opposition lors d'un rassemblement à Dakar, le 23 juillet 2011.
Des partisanes de l'opposition lors d'un rassemblement à Dakar, le 23 juillet 2011. REUTERS/Finbarr O'Reilly

Puis sur le podium, plusieurs figures emblématiques de l’opposition prennent la parole pour contester la candidature de Wade, comme Amath Dansokho, leader du Parti pour l’indépendance et le travail : « Nous voudrions dire à Abdoulaye Wade que nous sommes prêts à faire le sacrifice de l’accompagner jusqu’à la fin de son mandat, mais à la condition qu’il ne se présente pas. »

Pour le Mouvement du 23-juin, cette matinée de sit-in pacifique, a été un succès. Le principal enjeu de cette organisation était de mobiliser autant sinon plus de Sénégalais que le mois dernier, lorsqu’il s’était agi de protester contre un projet de réforme de la Constitution.

Ce samedi, les leaders d’opinion ont concentré leurs messages sur le rejet de la candidature de Wade, devant un public venu en masse de la Médina et de Colobane, deux quartiers populaires de Dakar.

Réconforté par cette journée, ce mouvement entend donc maintenir la pression contre le régime et élargir ses membres aux syndicats, selon El Hadj Ibrahima Mbow, un responsable de l’opposition.

Vers la nomination d’un M. Elections

Changement de décor, nous voici au milieu des militants du Parti démocratique sénégalais, qui samedi après-midi, organisait aussi un meeting pour remobiliser ses troupes. Sur leurs tee-shirts, les militants ont un slogan : « Pour la réélection de Wade dès le premier tour. »

Après avoir promis de valoriser le statut des chefs de village, Wade envisage par exemple la tenue d’un conseil présidentiel pour les jeunes afin de résoudre la question du chômage. Et à l’opposition qui réclamait la nomination d’un ministre de l’Intérieur neutre pour garantir des élections transparentes, Wade répond qu’il maintient Ousmane Ngom, son actuel ministre, mais qu’il nommera une personne neutre pour organiser ce scrutin : « Je vais maintenir Ousmane Ngom, mais je vais lui enlever les élections, et je vais donner la gestion des élections à un autre. »

Enthousiaste, la mouvance présidentielle entend organiser des meetings chaque dans des régions du pays selon le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye. A vouloir justifier la candidature de Wade, voilà donc le Parti démocratique sénégalais lancé de manière prématuré dans une dynamique de campagne électorale.

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