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France / Sénégal

L'avocat de Bourgi affirme qu'«il s'est trompé en citant les Wade pour financer la campagne de Chirac»

L’avocat Robert Bourgi devant son bureau, à Paris, le 12 septembre 2011.
L’avocat Robert Bourgi devant son bureau, à Paris, le 12 septembre 2011. Reuters/Gonzalo Fuentes

Rétropédalage de Robert Bourgi concernant le président sénégalais et son fils ! Lors de son audition, jeudi 22 septembre, à la brigade financière de Paris, le conseiller officieux de l'Elysée pour l'Afrique a affirmé « s'être trompé » en citant les noms d'Abdoulaye Wade et de son fils Karim comme parties prenantes au financement de la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002. Maître Eric Dupond-Moretti est l'avocat de Robert Bourgi, il est interviewé par RFI.

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A propos d’Abdoulaye Wade, sur quoi Monsieur Bourgi s’est-il trompé ?
Il a été entendu, jeudi 22 septembre. Son audition a été extrêmement précise. Il a été amené à dire qu’il s’était trompé, il a évoqué le nom des chefs d’Etat africains qui ont alimenté les campagnes électorales en France et il a dit que s’agissant des messieurs Wade, père et fils, il s’était trompé.

Donc sur l’existence même d’un transfert ou sur la date et les montants des sommes ?
Non ! L’existence même d’un transfert.

D’accord. Pour quelqu’un qui connaît extrêmement bien le président sénégalais et son fils, comment peut-il se tromper ?
Ecoutez, je crois que tout le monde peut se tromper et qu’il y a dans tout ça, comme vous l’imaginez, un peu d’émotion et la démarche d’un homme courageux, d’un homme qui a envie de dire un certain nombre de choses, qui n’est téléguidé par strictement personne. C’est une démarche personnelle, intime. Il s’est trompé et il l’a dit dès qu’il a été interrogé par les services de police. Moi, je suis son avocat, je ne suis pas son psychanalyste ou son psychiatre. Il a été amené dans le flot de l’émotion à dire un certain nombre de choses et il explique qu’il s’est trompé. Je ne peux rien vous dire d’autre. Ensuite, on peut commenter à l’infini, on peut regarder ça avec circonspection, on peut aussi se dire que cet homme a dit des choses sous le coup de l’émotion. Il a dit très clairement aux enquêteurs qu’il s’était trompé. Je ne peux rien vous dire d’autre. Voilà le constat que je fais.

D’accord. Et il ne s’est pas trompé sur les autres chefs d’Etat cités ?
Nous n'allons pas tourner vingt fois autour du pot ! Il a confirmé l’ensemble de ses déclarations, à l’exception de ce qu’il avait dit s’agissant des Wade, père et fils.

La volonté de nuire était là, elle est manifeste. Derrière les déclarations de Robert Bourgi, il y a manifestement un commanditaire.


La Guinée équatoriale a pour sa part « formellement démenti » ce dimanche 25 septembre, dans un communiqué, les allégations de Robert Bourgi accusant le président Teodoro Obiang d'avoir financé les campagnes présidentielles françaises.

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