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CAMEROUN

Au Cameroun, l'examen des demandes d'annulation de la présidentielle se poursuit

L'opposant camerounais du Social Democratic Front (SDF) John Fru Ndi en campagne à Yaoundé
L'opposant camerounais du Social Democratic Front (SDF) John Fru Ndi en campagne à Yaoundé REUTERS/ AKINTUNDE AKINLEYE

Dix jours après le scrutin présidentiel au Cameroun, la Commission nationale de décompte des suffrages a passé le relais à la Cour suprême qui s’apprête à étudier les demandes d'annulation du scrutin faites par l’opposition. Les résultats de l'élection doivent être proclamés avant le 24 octobre 2011. Selon toute vraisemblance, Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, devrait l'emporter devant ses 22 challengers.

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Avant d’enfin proclamer les résultats, la Cour suprême qui siège en qualité de Conseil constitutionnel doit vider le contentieux électoral. Pas moins de vingt recours ont été introduits par dix candidats différents et une association, dont neuf visent à l'annulation totale du scrutin. Les grands leaders de l'opposition camerounaise dont John Fru Ndi, le principal adversaire du président Paul Biya au pouvoir depuis 1982, ont en effet rejeté par avance lundi les résultats de la présidentielle du 9 octobre et appelé à des manifestations si le scrutin n'était pas annulé.

Les plaignants invoquent des fraudes. Certains pointent aussi la défaillance d'Elections Cameroon, la commission électorale. Huit requêtes en annulation partielle ont aussi été déposées par John Fru Ndi, l’opposant historique. Pour l’opposition, cette audience ne semble toutefois qu’une formalité. Lundi, six candidats réunis autour de John Fru Ndi ont en effet rejeté par avance les résultats de l’élection et appelé à manifester si la Cour suprême écartait leur recours.

Certains ne cachent pas non plus leurs réserves quant à ces juges nommés par le président qui siègent à la place des membres du Conseil constitutionnel jamais mis sur pied. De son côté, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a appelé hier dans un communiqué de presse les Camerounais à « ne pas céder à la provocation ».

Le parti au pouvoir et le président Paul Biya, candidat à un sixième mandat et mis en cause dans plusieurs recours, seront également représentés par leurs avocats lors de cette audience marathon à l’issue de laquelle les décisions sont sans appel.

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