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A Madagascar, 20 tortues en voie d’extinction sont réintroduites dans leur milieu naturel

Aujourd’hui, quasiment plus aucune tortue vient pondre ses œufs sur les côtes malgaches.
Aujourd’hui, quasiment plus aucune tortue vient pondre ses œufs sur les côtes malgaches. James Martin/Getty Images

A Madagascar, on a fêté il y a quelques jours les 25 ans de la conservation de la tortue à soc, une espèce menacée d’extinction que l’on ne trouve plus qu’au nord-ouest de la Grande Ile. Pour l'occasion, 20 tortues à soc ont été réintroduites dans la nature dans la baie de Baly. Très réputée pour son allure, sa carapace et sa grande taille, cette espèce a pu être préservée grâce à la création d’un centre d’élevage dans un parc national, une vingtaine de spécimens à l’origine, et près de 300 aujourd’hui grâce à la reproduction. Depuis 2006, 65 ont été réintroduits dans leur habitat naturel réhabilité et protégé, mais la principale menace actuelle pour la tortue à soc est bien le trafic international.

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Vingt tortues à soc ont été transférées de leur centre d’élevage d'Ankarafantsika vers leur habitat naturel. La réintroduction de l’espèce dans son milieu d’origine est l’objectif ultime de l’ONG Durrell Wildlife Conservation Trust (DWCT) qui travaille depuis 1986 avec le gouvernement.

« Il y a 25 ans, la principale menace était la perte de l’habitat essentiellement à cause du feu de brousse. On a réussi à maitriser ça plus ou moins avec l’aide de la population locale et du gestionnaire du parc national. Maintenant la menace a changé de visage et c’est surtout le trafic qui menace la tortue », explique un des membres de l’ONG.

La baie de Baly est aujourd’hui le seul lieu d’habitat naturel de la tortue à soc. 400 spécimens y ont été localisés en 2005 mais il y en a sans doute plus du double chez des particuliers asiatiques près à débourser plus de 5 000 dollars pour s’offrir cette espèce si précieuse.

Même si les douanes attrapent parfois des trafiquants en tout genre, la menace est réelle dans les cinq sites où l’animal vit jusqu’à trois cent ans. « On a installé des gardiens, on a sollicité l’aide des populations riveraines mais l’endroit est trop vaste pour être vraiment surveillé de près », déplore encore l’ONG.

Les spécimens remis dans la nature sont munis de micropuces et de transmetteurs radio pour que les scientifiques puissent suivre leur évolution. Mais sur les 45 tortues qui avaient été réintroduites depuis 2006, 4 ont été volées et une seule retrouvée. 

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