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Madagascar

Madagascar : le sujet des prisonniers politiques refait surface

Andry Rajoelina, le président de la transition malgache lors d’une conférence de presse à Antananarivo, le 14 juin 2011.
Andry Rajoelina, le président de la transition malgache lors d’une conférence de presse à Antananarivo, le 14 juin 2011. AFP/Aline Ranaivoson

La question des détenus politiques revient au centre des discussions, à Madagascar avec l’admission à l’hôpital du lieutenant-colonel Charles, cet officier qui avait soutenu Andry Rajoelina lors de son accession au pouvoir en 2009 avant de se retourner contre lui en novembre 2010. Il était en prison depuis cette date et a été opéré d’urgence jeudi soir pour une péritonite aigue. Son état est encore critique. La semaine dernière, neuf personnes ont été libérées au nom des « mesures d’apaisement » et une quarantaine seraient encore sous les verrous, mais leur statut fait débat car la plupart d’entre eux sont des militaires. 

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Parmi les quarante « détenus politiques » dont les familles réclament la libération, trente-deux sont des militaires qui ont participé à la mutinerie de la caserne de Fort-Duchesne en mai 2010 ou bien de la base aéronavale d’Ivato en novembre de la même année – un groupe d’officiers avaient alors annoncé la suspension de toutes les institutions.

Pour Lalatiana Ravololomanana, représentante de la mouvance d’opposition d’Albert Zafy, ces officiers de la BANI sont des prisonniers politiques :« Ils étaient sans arme. Ils ont fait une déclaration pour que les Malgaches puissent se réconcilier, « salut public » ils ont dit à ce moment-là. Et ils ont été jetés en prison car ils ont été accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Pour nous ce n’était pas du tout une mutinerie, puisqu’ils n’avaient pas d’armes. Seuls ceux qui ont attaqué avaient des armes ».

Par ailleurs, huit des détenus recensés sont des civils parmi lesquels Andry Rakotompanahy arrêté pour avoir posé des bombes artisanales dans la capitale. Sa mère Justine demande une nouvelle fois la libération de son fils.

  Au mois de juillet 2009 il a été en prison. Pas de tribunal ! Son procès a été reporté à une date ultérieure », dit-elle.

Les proches du lieutenant-colonel Charles et les familles d’autres détenus, soutenus par la mouvance de l’ancien président Albert Zafy, réunies le 14 décembre, prévoient de déposer la liste des quarante prisonniers auprès du bureau de liaison de la SADC, la communauté de développement d’Afrique australe qui assure le suivi de l’application de la feuille de route.

L’accord prévoit la fin des poursuites judiciaires « qui pourraient apparaître comme fondées sur des motifs politiques ». La semaine dernière, neuf personnes ont été libérées au nom des « mesures d’apaisement » et une quarantaine seraient encore sous les verrous, mais leur statut fait débat car la plupart d’entre eux sont des militaires.

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