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MADAGASCAR

Madagascar : session extraordinaire du Parlement sur la Céni

Madagascar.
Madagascar. L. Mouaoued/RFI

A Madagascar, une session extraordinaire du Parlement a démarré ce lundi 9 janvier 2012. Son programme : la ratification de l’accord de Cotonou révisé avec l’Union européenne, la validation d’un prêt et d’un don de la Banque mondiale pour des programmes environnementaux mais surtout la Commission électorale indépendante, qui doit organiser les élections crédibles que le pays attend désespérément depuis l’éviction de Marc Ravalomanana, en mars 2009. L’institution existe depuis bientôt deux ans, mais l’opposition la juge trop proche du pouvoir d’Andry Rajoelina et voudrait remettre en cause les travaux qu’elle a déjà réalisés.

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Avec notre correspondant à Antananarivo

Le Congrès comme le Conseil supérieur de transition n’étaient remplis qu’aux trois quarts pour l’ouverture de cette session parlementaire extraordinaire, le 9 janvier 2012. Certes, les débats ne débuteront que ce mardi, et la proposition de loi sur la Commission électorale indépendante, la Céni, n’était même pas disponible.

Vice-présidente du Conseil supérieur et représentante du président évincé Marc Ravalomanana, l’avocate Hanitra Razafimanantsoa souhaite en tout cas que l’institution soit totalement recomposée et non simplement élargie, que l’on reparte en quelque sorte de zéro : « La Céni n’a pas fait dans le bon sens les travaux escomptés donc pour nous, le point de départ sera la nouvelle proposition. C’est sur cette base là que nous allons discuter, apporter nos propositions ».

Mais pour le général Désiré Ramakavelo, qui participe, lui, à la transition depuis le début, il n’est pas question de remettre en cause ce qui a été acquis, alors que la Céni a, par exemple, déjà organisé un référendum constitutionnel en 2010 : « Si vraiment on maintient cette proposition, il va y avoir des difficultés énormes, ce sera vraiment le blocage sûr et certain. Le général ajoute : Sans parti pris aucun, je crois que les travaux qui ont été menés jusqu’ici sont vraiment valables. »

Les discussions pourraient s’avérer plus politiques que techniques car en parallèle du débat sur la Céni, la mouvance Ravalomanana ne compte pas non plus relâcher la pression sur le retour d’exil de son champion, et l’opposition en général réclame toujours la libération des prisonniers politiques. Si personne ne veut parler de rupture du processus, les jours à venir vont montrer, ou non, la capacité des uns et des autres à avancer pour le bien du pays.

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