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Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire : premier grand meeting du FPI après la crise post-électorale

Le ministre ivoirien de l'Intérieur, Hamed  Bakayoko, (ici avec le président Ouattara à droite) a donné son accord pour la tenue du meeting du FPI, prévu ce 21 janvier 2012à Abidjan.
Le ministre ivoirien de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, (ici avec le président Ouattara à droite) a donné son accord pour la tenue du meeting du FPI, prévu ce 21 janvier 2012à Abidjan. AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Le Front populaire ivoirien, FPI, organise un grand meeting ce samedi 21 janvier prochain à  Yopougon, la commune d’Abidjan réputée être le fief de l’ex-majorité présidentielle. C’est une journée test en Côte d’Ivoire sur les relations que compte installer le pouvoir actuel d'Alassane Ouattara et le FPI, le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, neuf mois après la crise post-électorale.

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Avec notre correspondant à Abidjan,

L’évènement est présenté comme la rentrée politique du FPI, Front populaire ivoirien. Le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, qui a boycotté les législatives du 11 décembre dernier et qui sera donc absent du Parlement les cinq prochaines années, va-t-il réaliser son objectif, réussir à organiser un grand rassemblement, qui se termine de manière pacifique?

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Depuis la fin de la crise post-électorale il y a neuf mois, le FPI a déjà organisé quelques meetings, de moindre envergure par rapport à celui qui est attendu ce samedi 21 janvier. Le premier s’était terminé sans aucun incident, le deuxième avait été perturbé par des jeunes qui se faisaient passer pour des militants du RDR, Rassemblement des républicains, le parti du président Ouattara. Le troisième au mois d’octobre, n’a pas pu se tenir. Il a été empêché par le ministre de l’Intérieur, officiellement à cause du manque d’effectifs de police et de gendarmerie pour assurer la sécurité du rassemblement.

Hamed Bakayoko a cette fois autorisé la réunion publique du FPI. La sécurité de la manifestation sera assurée par la force publique. Le FPI réclame toujours la libération de ses cadres détenus suite à la crise postélectorale. Le pouvoir rétorque que c’est à la justice de faire son travail. Journée test donc.

Lors de son passage à Abidjan en début de semaine, le chef de la diplomatie américaine, Hilary Clinton a déclaré que toutes les voix doivent être écoutées en Côte d’Ivoire, y compris les voix discordantes.

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