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MADAGASCAR

Le coup de colère de l'ancien président malgache interdit de retour dans son pays

Marc Ravalomanana de retour à l’aéroport de Johannesburg, d'où il était parti quatre heures plus tôt, le 21 janvier 2012.
Marc Ravalomanana de retour à l’aéroport de Johannesburg, d'où il était parti quatre heures plus tôt, le 21 janvier 2012. Reuters/Siphiwe Sibeko

Marc Ravalomanana n'a pas pu rentrer ce samedi 21 janvier à Madagascar. L'avion qui devait le ramener à Antananarivo après près de trois ans d'exil a été contraint de faire demi-tour pour rentrer à Johannesburg, en Afrique du Sud. Du coup, ses partisans sur l'île ont décidé de suspendre leur participation aux institutions de transition. L'ancien président malgache en colère assure qu'il va tout de même revenir un jour sur la Grande Ile et souhaite que la communauté internationale réagisse, assurant que la feuille de route n'est pas respectée et qu'il devait pouvoir rentrer dans son pays « sans conditions ».

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« C’est inacceptable ! Rajoelina ne veut pas résoudre la crise. J’attends maintenant que la SADC condamne fermement ce coup de force ». C’est ce qu’a déclaré en colère Marc Ravalomanana en arrivant ce samedi soir à Johannesburg.

L'ancien président malgache était pourtant confiant lorsqu’il a embarqué quatre plus tôt à bord du vol qui devait l’emmener à Antananarivo. Mais aux deux tiers du voyage, l’avion a dû faire demi-tour. Selon la compagnie aérienne Airlink, l’appareil n’a pas été autorisé à entrer dans l’espace aérien malgache et les pilotes n’ont pas eu d’autre choix que de revenir à leur point de départ.

De retour sur le tarmac sud-africain, l’ex-président a refusé de sortir de l’avion pendant plus de deux heures et demie arguant que les autorités sud-africaines ne l’ont pas invité à revenir, que sa sécurité n’était plus assurée et qu’il n’avait nulle part où dormir.

Finalement, après avoir discuté avec le vice-ministre des Affaires étrangères, il a accepté de se rendre dans un hôtel de luxe à Prétoria, le Sheraton, où il doit poursuivre cette nuit des négociations avec le gouvernement sud-africain. Selon son avocate, ses partisans ont ,eux, décidé de suspendre leur participation aux institutions de transition.

Confusion à Antananarivo

Le président de la Chambre basse du Parlement de transition, Mamy Rakotoarivelo accuse le président de la transition malgache, Andry Rajoelina de violer constamment la feuille de route.

Les articles 16, 17 et l'article 20 (de la feuille de route) disent que les exilés politiques doivent revenir à Madagascar sans conditions.

Cependant, le Premier ministre malgache Jean Omer Beriziky assure qu'il n'a jamais donné l'ordre de fermer l'espace aérien à l'appareil transportant Marc Ravalomanana.

 

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