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Burundi / Rwanda

Au Burundi et au Rwanda, le cinquantenaire de l'indépendance a une saveur bien différente

Le centre-ville de Kigali, au Rwanda.
Le centre-ville de Kigali, au Rwanda. (CC)SteveRwanda/Wikipédia

Il y a 50 ans, le 1er juillet 1962, le Burundi et le Rwanda devenaient indépendants. Colonies allemandes, puis belges après la Première Guerre mondiale, les deux pays organisent de façon radicalement opposée ces célébrations. Bujumbura sera en fête, alors qu'à Kigali, les conséquences de la colonisation sont encore dans toutes les têtes et c'est une cérémonie discrète, sans faste, qui est prévue.

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Avec notre envoyé spécial

Rues balayées et astiquées, maisons et bâtiments repeints, la place de l'Indépendance refaite à neuf... Si Bujumbura s'est faite belle pour ce cinquantenaire, à Kigali, c'est la sobriété qui prime.

Pour les autorités rwandaises, le temps est à la réflexion, à l'introspection, au questionnement sur les effets passés et actuels de la colonisation belge.  Un passé jugé amer par le régime de Kigali : « L'indépendance fut recouvrée dans un bain de sang », indique un récent communiqué du gouvernement. On peut également y lire : « La colonisation nous a laissé un héritage de sectarisme, de discrimination ». Un texte qui fait allusion aux troubles de 1959 à la veille de l'indépendance.

Des troubles pendant lesquels des hutus tuèrent en masse leurs voisins tutsi. Kigali accuse encore aujourd'hui l'ex-colon belge d'avoir soutenu ces massacres qui auraient, selon l'actuel pouvoir rwandais, entrainé le génocide de 1994. En guise de festivités, les Rwandais n'auront le droit qu'à un simple défilé militaire.

Festivités fastueuses au Burundi

Si le prince belge Philippe, sa femme Mathilde ainsi que le ministre belge des Affaires étrangères ne sont pas invités au Rwanda, ils seront bien présents ce dimanche à Bujumbura pour assister aux célébrations.

Le gouvernement burundais a vu grand avec des festivités fastueuses qui vont durer tout le mois de juillet ! Au programme, un défilé militaire en présence d'invités de marque - pas moins de 14 chefs d'Etats sont attendus, un feu d'artifice géant - le premier depuis 30 ans, des inauguration de stades, d'écoles, de centres de santé.

Le président Nkurunziza veut utiliser la célébration du cinquantenaire de l'indépendance pour faire rayonner le Burundi et renforcer la réconciliation nationale.

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